ASSEMBLEE GENERALE

Qui s’est tenue le 24 mai 2003

Mesdames, Messieurs, chers Amis de la Forêt, Bonjour et bienvenue à tous en cette belle salle Marc Jacquet, mise gracieusement à notre disposition par la municipali­té de Barbizon que je tiens vive­ment à remercier.

Et merci tout particulièrement à vous, Monsieur GUENIN, Maire de Barbizon, de nous accueillir dans votre commune, et c'est bien sûr à vous de prendre la parole".

"Monsieur le Préfet de Seine et Marne, Madame le sous-préfet de Fontainebleau, Messieurs et Mesdames les Maires, Mesdames et Messieurs les Elus, Monsieur le Président de l'association des AFF, Mesdames et Messieurs les adhé­rents, la municipalité de Barbizon a je plaisir d'accueillir l'assemblée générale des AFF dans cette salle des fêtes Marc Jacquet."

M. le Maire constate ensuite l'im­portance de l'assemblée générale d'une association qui agit efficace­ment pour préserver un massif remarquable qu'il a le plaisir de fré­quenter quasiment quotidienne­ment. Il précise que cet événement coïncide avec l'année du centenai­re de la naissance de la commune de Barbizon, détachée de la com­mune de Chailly-en-Bière en 1903.

"Je déclare donc ouverte notre Assemblée Générale. Elle sera scindée en deux parties :

- D'abord une partie statutaire durant laquelle, à l'occasion des résolutions qui vous seront propo­sées vous pourrez vous exprimer sur différents sujets tels que réserves intégrales ou circulation apaisée.

- Dans une deuxième partie, vous écouterez notre invitée d'honneur, Madame Isabelle RAMBAUD, Conservateur en chef du patrimoi­ne et Directeur des archives et du

Carte de Cassini (après 1750)

patrimoine de Seine-et-Marne, qui a bien voulu accepter de nous faire une conférence sur "la forêt, ses peintres et ses écrivains"; je l'en remercie vivement en votre nom à tous..

Avant, je voudrais saluer les per­sonnalités qui sont parmi nous aujourd'hui et en particulier M. le Préfet Bernard COQUET.

Nous sommes très honorés que vous vouliez bien, cette année encore, assister à cette assemblée, ce qui montre toute l'attention que portez à la forêt de Fontainebleau et nous l'apprécions.

Mme Patricia WILLAERT, sous pré­fet de Fontainebleau. Nous vous savons aussi attentive aux préoc­cupations des Amis de la Forêt et vous en remercions.

M Didier JULIA, député de Seine et Marne, mais aussi Président de la Fédération Nationale des Sociétés d'Amis des Forêts qui apporte depuis toujours son appui aux actions de l'Association. Nous lui en sommes très reconnaissants. M. Jean François ROBINET, Conseiller Régional d'lle de France, Conseiller Général de Seine-et-Marne, Président du Comité Départemental du Tourisme, lui aussi très fidèle soutien des Amis de la Forêt.

M. NIZART, Maire de Fontaine­bleau et M. MOALIC, Premier Adjoint ;

M. Bernard GAMBLIN, Directeur Territorial de l'ONF pour les régions Ile-de-France, Nord Ouest ;

M. RIOU, Directeur départemental de l'agriculture et de la forêt ;

M. GOUGIS Directeur départemen­tal de l'ONF, fidèle représentant de l'ONF à nos assemblées ;

M. Claude LASHERMES, Chef d'arrondissement, représentant Mme Elizabeth DUPONT-KERLAN, Directrice départementale de l'Equipement.

Merci aux Maires, aux conseillers municipaux et à tous les représentants des communes limitrophes du massif qui sont là aujourd'hui et qui accordent fidèlement leur soutien à notre Association.

Mais j'ai à présenter les excuses de ceux qui n'ont pu être des nôtres aujourd'hui, en particulier :

M. Jacques LARCHE, Président du Conseil Général de Seine-et-Marne, que représente M. Jean-François ROBINET;

M. HYEST, Sénateur, Vice Président du Conseil Général ;

M. DUBRULE, Sénateur;

M. AGISSON, Vice Président conseiller général ;

M. BERANGER, Maire de Nemours,

Mme DELPORTE, Maire de Bois ­le Roi ;

M. MOIGNECI, de la Directeur territorial d'lle-de-France Nord-Ouest de l'ONF ;

M. VIVIER, Président de la Fédération des chasseurs de Seine­et Marne.

Mais je passe tout de suite la paro­le à notre secrétaire général M. Fabrice CHEVALIER pour présenter le rapport d'activité de notre association en "2002".

RAPPORT D’ACTIVITE

"Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers Amis,

L'année 2002 a été particulière­ment marquée par cet événement important pour la Forêt de Fontainebleau : la signature par le Premier Ministre du décret classant la Forêt de Fontainebleau en forêt de protection. Ce décret vient récompenser plusieurs années de mobilisation de notre association. C'est donc une source de grande satisfaction mais pas une fin en soi et, comme va vous le montrer ce rapport d'activité, les AFF se sont encore pleinement dépensés pour favoriser la protection et la promo­tion de la Forêt de Fontainebleau.

1') L'organisation de l'Assemblée Générale :

Le Conseil, qui s'est réuni trois fois au cours de l'année 2002, a organisé comme chaque année, en date du 22 juin, son Assemblée Générale dans la Salle des Colonnes du Château de Fontainebleau. Cette assemblée proposait un débat autour du statut de Forêt de Protection, avec notamment, une intervention de M. Sainson, chargé de mission auprès de la Direction Départementale de l'Agriculture et des Forêts, artisan de cette longue procédure de classement. Monsieur Gougis, Directeur Départemental de l'ONF, nous présenta le Plan d'Aménagement Forestier 1996/­2015. Monsieur Rodier, Directeur Départemental de l'Equipement, fit le point sur l'avancement des études engagées sur l'aménage­ment routier du massif. Monsieur Coquet, nouveau Préfet de Seine­ et Marne, évoqua quant à lui le rôle que devrait prendre, dans le cadre de ce nouveau statut de protection, le Comité Consultatif Scientifique et des Usagers de la Forêt. Il abor­da également les problèmes liés à l'érosion alarmante de la Dame Joanne, et ceux liés à la circulation routière dans le Massif.

Face à la diminution progressive du nombre de cotisations depuis quelques années, le Conseil a décidé en cours d'année de constituer une Commission Promotion. Cette commission, réunie deux fois, a cherché à accroître l'implication active des membres adhérents. A ce titre, une réunion d'information a été organisée, en tout début de cette année, à l'attention de tous les nouveaux adhérents 2002 afin que leurs soient présentées toutes les activités de l'association dans lesquelles ils peuvent s'investir.

Outre celui du classement en Forêt de Protection, Le Conseil d'Administration s'est particulièrement attaché à suivre de nombreux dos­siers en cours :

- celui de la Circulation dite apaisée et plus spécifiquement, du Projet de la Direction des Infrastructures Routières Départementales de sécurisation des traversées de piétons. Ainsi, les AFF ont suivi les travaux réalisés sur la D138 à la hauteur du croisement du Sentier N°15 au lieu dit du Pavillon Chinois et sur la Route Ronde à la hauteur du croisement avec le Sentier I`I°7, au carrefour situé entre les Carrefours Des Cépées et du Touring Club.

- celui du Réseau Natura 2000.

- celui des Terrains Militaires et plus précisément des négociations encore en cours entre les Ministères de la Défense et de l'Agriculture, sur les possibilités d'échanges entre les terrains urba­nisés d'Avon et les terrains de Bois Rond, dans le Massif des Trois Pignons.

- celui du Réseau des auberges forestières et notamment les pro­jets de reconstruction de l'Auberge de la Croix d'Augas et du Chalet de la Caverne des Brigands, de la réhabilitation de l'Auberge du Mont Chauvet et de la reconstruction par le Conseil Général de l'Auberge de Franchard, en vue de son exploitation commerciale et touristique.

- celui de l'extension de l' INSEAD au Carrefour de la Libération

 - celui de la DCIP lancée par la Préfecture concernant l'extension pour 1000 hectares du Massif de la Commanderie, portant l'ensemble de ce massif à 2400 ha.

Le Conseil d'Administration a enfin suivi la politique globale de gestion du domaine forestier et d'accueil du public de l'ONF, notamment:

- la création par l'Office de sentiers de proximité, à titre expérimenta: pour une durée de trois ans. Bien que les AFF émettent un doute quant à leur utilité, ceci d'autant plus qu'ils favorisent une multiplication de sentiers, préjudiciable au milieu naturel forestier, les baliseurs de la Commission Terrain, à la demande de l'ONF, ont participé au balisage de ces sentiers, en par­ticulier sur le Circuit dit des Points de vue. Remarquons que cette expérimentation semble contradictoire avec les dernières orientations de l'ONF qui souhaiterait diminuer l'intensité du réseau des chemins forestiers, jugés trop dense à Fontainebleau.

- les Plans de Chasse et les ventes de coupes de bois.

Le Conseil a également suivi la réorganisation administrative de l'ONF, effective depuis septembre 2002, puisqu'elle a impliqué cer­tains changements, notamment la création de trois unités territoriales à Fontainebleau (sur les six que comptent le département) et l'émergence de postes techniques spécifiques à la Biodiversité, à la Cynégétique et à l'Accueil du Public.

Des membres du Conseil d'admi­nistration ont participé aux réunions :

- de la Commission Départementale des Sites et des Paysages,

- du Comité Consultatif de la Forêt de Protection.

- de la Fédération Nationale des Sociétés des Amis des Forêts,

- de la Commission des Réserves Biologiques.

- de l'Union Internationale pour la Conservatioin de la nature,

- de l'Association des Maisons du Bomage

- de l'Office du Tourisme de Fontainebleau,

- du COSIROC.


La Commission Terrain s'est réunie quatre fois au cours de l'année 2002. Les baliseurs ont poursuivi, avec dévouement, l'entretien des sentiers bleus Denecourt ; qu'ils en soient remerciés. Certains de ces sentiers subissent une érosion rela­tivement importante due en parti­culier au passage des VTT. Des mesures de conservation devien­dront à terme rapidement indispen­sables.

De nombreuses modifications ont du être également menées sur le tracé de certains sentiers, soit par suite d'extension de Réserves Biologiques Intégrales (cas du Sentier N°1 par exemple), soit par suite de travaux de sécurisation de traversées piétonnières avec le réseau routier (cas du Sentier 1-15), soit enfin par suite de pro­blème (cas du Sentier N°19). Quelques membres de la Commission ont participé au comptage de chevreuils en Forêt de Nanteau le 18 mars, ainsi qu'au comptage au brame réalisé le 12, 24 septembre et 3 octobre 2002. Une petite équipe a également mené, près de la Croix d'Augas, Jes travaux de nettoyage et de remise en état du monument érigé en l'honneur du peintre Paul Merwart. Le 8 mai 2002, une sortie et une petite cérémonie commé­moraient le centenaire de la mort du peintre en 1902 lors de l'éruption de la Montagne Pelée en Martinique.

La sous-commission Guide, toujours sous la houlette de Pierre Graber, a continué durant cette année la mise à jour des descriptifs des sentiers Denecourt, ainsi que es modifications des cartes topographiques, en vue de la parution du nouveau Guide des promenades.

La Commission Erosion, émanation de la Commission Terrain, a essentiellement travaillé, au cours de ses quatre réunions, sur les problèmes d'érosion que pose le site de la Dame Joanne, à Larchant. En effet, suite à l'étude demandée par l'ONF auprès du géologue Daniel Obert, membre de l'association, onze zones devenues dangereuses pour l'accueil du public, de part l'instabilité de blocs rocheux, ont pu être identifiées. La commission a donc procédé à la mise en défense de ces zones, au détournement des sentiers N°19 et du sentier de Grande Randonnée GR 13 ainsi qu'à la pose de signalisations et de panneaux d'information à l'intention du public.

ACTIVITES EDUCATIVES ET PROMOTIONNELLES

1°) Manifestations et exposions

- du 8 au 19 mai 2002 aux "Naturiales", organisées par la Ville de Fontainebleau et en partenariat avec l'ARENE, avec une exposition intitulée "Découverte de Fontai­nebleau", à la Salle des Elections. Cette exposition regroupait, princi­palement sous forme d'animations multimédia, une initiation aux différentes essences d'arbres, une ani­mation sur les premiers sentiers Denecourt et une découverte de la Forêt, la ville et le château de Fontainebleau. Une exposition de photos, réalisées par Thierry Pain, traitait des sables et grès de la région. Au sein du "Village", près du Canal, un stand AFF était également mis en place et proposait une exposition sur le thème des sentiers bleus. Trois promenades étaient, par ailleurs, organisées au départ de ce stand.

- Les AFF ont présenté du 3 au 7 avril, leur exposition sur les Papillons à la Chapelle de By à Thomery, et du 1 er mai au 30 mai, leur exposition sur les Coléoptères dans le Salon d'Honneur de la Mairie de Fontainebleau.

- les ler et 2 juin, à la "Nature en Fête", où la vénerie était à l'honneur. Les AFF ont tenu un stand pour présenter leurs activités.

- Les AFF ont organisé du 22 novembre au 8 décembre, une exposition sur la Faune Sauvage de la forêt de Fontainebleau qui s'est déroulée dans la Salle des Elections, en collaboration avec la municipalité bellifontaine, l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, le Rallye Fontainebleau, la Fédération Départementale des Chasseurs et l'Association "Chevêche 77".

- Ont aussi été présentés au Lycée Etienne Bézout à Nemours : les Papillons, dans le salon d'honneur de la Mairie de Fontainebleau : la Faune Sauvage, salle des élections à Fontainebleau : les Orchidées, au Mée-sur-Seine : les Essences Forestières, à Gretz-sur-Loing : la Faune , les Papillons, les Arbres.

- Toutes ces manifestations et expositions ont connu un grand succès grâce à la diligence de notre administrateur Gérard Vallée qui les a conçues et organisées.

Un total de 33 sorties a été programmé par Ghislaine Beaux et Gisèle Barrau, dont 18 promenades pédestres et 15 promenades vélo. Les sorties pédestres proposaient comme d'habitude des promenades à thème, dont quelques grands classiques : sortie nocturne pour écouter le brame, initiation à la mycologie, approche géologique du massif, etc.

Gérard Vallée a poursuivi la réalisation de CD-Rom ludiques et éduca­tifs, dans chacune des collection "Forêt féeries", jeux interactifs et "Dossiers et Documents", portant ainsi le total des CD-Rom à 11 titres.

François Beaux a continué à orchestrer la parution des deux numéros semestriel de la revue de l'association : la "Voix de la Forêt". Le premier numéro réservait une place de choix au classement en forêt de protection du massif belli­fontain, un article sur les pro­blèmes d'érosion dans le Massif de la Dame Joanne, une étude sur les fougères de Fontainebleau. Le second numéro rapportait les débats de l'assemblée générale 2002 et offrait notamment un

article sur l'observation du chat sauvage en Forêt de Fontainebleau et un autre sur les orchidées peu fréquentes dans le massif.

Enfin, du 28 au 30 mai 2002, les AFF ont accueilli dans la cité belli­fontaine leurs Amis de la Forêt de Soignes, en Belgique. Malheureusement, c'était la dernière fois que nous rencontrions Roger VANHOOREN, secrétaire général de cette Association ; il nous a quittés il y a quelques mois à la suite d'une longue maladie. Nous expri­mons la profonde émotion que suscite sa disparition.

Pour conclure, nous tenons en cette occasion à adresser un remerciement à l'ensemble des bénévoles de l'association, qui se dépensent activement, au quotidien, pour assurer la protection et la sauvegarde de ce massif fores­tier. Montesquieu avait écrit : "Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie ; il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux". Les AFF, au-delà de leur nom, témoignent pleinement de cette union de coeurs et d'esprit, de cette passion partagée pour la forêt, passion qu'ils aiment à communiquer, et de cette volonté commune de sauve­garder une des plus belles forêts française.

Je vous remercie de l'attention que vous avez portée à la lecture de ce rapport d'activité 2002."

"Je vous signale qu'en ce premier semestre 2003, comme chaque année, l'Association a présenté ou été présente à diverses expositions sur la forêt et fait preuve, grâce à Gérard VALLEE, d'une grande activité : les papillons ont été présentés au Lycée Etienne Bézout à Nemours, la faune sauvage dans le salon d'honneur de la mairie de Fontainebleau, les orchidées dans la salle des Elections, les essences forestières au Mée-sur-Seine, la faune, les papillons et les arbres à Grez-sur-Loing, . Nous avons aussi participé aux Naturiales et ceci en partenariat avec l'ARENE.

Réserves Biologiques Intégrales

"Savez-vous qu'en forêt domaniale de Fontainebleau (non compris les Trois Pignons et la Commanderie) 20% de la superficie totale, soit quelque 3.500 ha, fait l'objet d'une attention particulière pour constituer ce qu'on appelle les séries protégées ?. Elles sont toutes composées - sauf les réserves intégrales qui va être le coeur de notre sujet de milieux remarquables par leur faune, leur flore ou leur écosystèmes rares, que l'on veut conserver en adaptant éventuelle­ment les règles de gestion forestière habituelle.

Il en va tout autrement dans les réserves biologiques intégrales : la conservation ou le développement durable ne sont pas du tout les objectifs recherchés ; ce sont des réserves dans lesquelles l'homme s'est donné comme règle de ne pas intervenir quelle que soit l'évolution du milieu afin d'en observer l'évolution dans le temps ; la présence du public y est évidement interdite.

A Fontainebleau les surfaces de ces réserves intégrales ont été multipliées par quatre, très récemment en 1996, pour passer de 136 ha à près de 600 ha actuellement ; certaines sont très anciennes et ce n'est pas par hasard que nous abordons ce sujet cette année ; ce sont en effet les peintres paysagistes de Barbizon qui pensèrent conserver les vieilles futaies de chênes, en obtenant de Napoléon III la création de surfaces - non interdites au public- nommées "séries artistiques" où les arbres seraient protégés. Certaines furent intégrées ensuite dans les réserves intégrales. La plus connue de ces réserves est celle du Gros Fouteau, où après un siècle et demi, même dans les endroits où l'évolution a été lente, les chênes ont cédé la place à des hêtres devenus l'essence dominante. On aboutit ainsi au résultat inverse de celui recherché par les peintres de Barbizon qui voulaient protéger leurs chênes de l'action des forestiers, les réserves intégrales ont hâté leur disparition. Faut-il augmenter ces réserves intégrales en forêt de Fontainebleau comme l'envisage l'ONF ? Notre réponse est non.

1° Il existe déjà près de 600 ha de Réserves Intégrales qui n'ont été que partiellement étudiés. Il n'est pas démontré que l'extension de ces réserves sur d'autres surfaces de la forêt apporterait des informa­tions scientifiques nouvelles et dignes d'intérêt en particulier sur les essences d'arbres envahis­santes. Certes des observations pertinentes ont été faites sur des végétaux rares, des insectes ou des oiseaux, (et on peut citer : la remarquable cétoine ou le cortège des pics), mais remarquons en passant que beaucoup de ces observations se font sur des arbres morts qui restent malheureuse­ment très nombreux en forêt après la tempête de décembre 1999.

2° Il n'est pas raisonnable d'interdire autoritairement aux usagers des surfaces encore plus grandes de la forêt alors qu'elle reçoit 17 millions de visites chaque année et qu'elle est située au coeur d'une région en croissance démographique. La fonction d'accueil du public doit rester essentielle pour le gestionnaire de la forêt.

3° Ces réserves perdent la richesse de leur grande diversité biologique alors que les milieux identifiés comme remarquables peuvent faire l'objet de règles particulières de gestion dans des réserves dites dirigées ; le public peut y circuler librement et peut apprécier la diversité biologique, la richesse de la flore et de la faune mais aussi la diversité des paysages.

4° Toute exploitation sylvicole y est interdite, alors qu'une des priorités de l'ONF est de rétablir ses équilibres financiers. Enfin, nous ne sommes pas seuls à nous opposer aux nouvelles réserves comme le montre la motion "pour un libre accès du public en forêt de Fontainebleau" signée de neuf Associations d'usagers de la forêt. Je vous invite à voter de la résolution suivante :

L'assemblée générale, attentive à la conservation de la forêt, à son libre accès au public et à sa fonction économique, confirme l'opposition de l'Association à la création de nouvelles réserves biologiques intégrales en forêt de Fontainebleau ; elle encourage lorsque la protection de certains milieux l'exige, la création de sites d'intérêt écologiques particuliers ou de réserves biologiques dirigées.

Intervention de M B GAMBLIN, Directeur Territorial de l’ONF :

M. le Directeur précise que, sur 34.000 ha de forêt domaniale en Seine-et-Marne, il existe déjà 600 hectares de réserves biologiques intégrales. Dans le Contrat de Plan il était demandé deux réserves biologiques de niveau national de 2.000 ha. Fontainebleau avait été proposé mais n'a pas été retenu dans ce programme.

Il n'y a pas d'opposition entre réserve biologique, accueil du public et développement. Les Allemands en Bavière ont retenu la version d'une réserve biologique, qu'ils ont mis intégrale et qu'ils ont décidé de porter à 25000 ha. C'est actuellement le plus grand site tou­ristique naturel de Bavière, avec des milliers de visiteurs. Il n'y a donc pas d'opposition, il y a de fortes demandes pour augmenter ce type de réserves.

"Je pense que la réglementation en Allemagne n'est par forcément la même qu'en France. Le point sur lequel nous sommes farouchement opposés, c'est que dans la régle­mentation française actuelle, les RBI sont interdites au public ce que l'on constate sur les panneaux en forêt qui mentionne l'interdiction de pénétration."

"Dans le projet en question, il est proposé qu'une petite RBI, celle du Bois Rond, retourne à l'état de réserve biologique dirigée. Ce qui veut dire que, et nous soulevons là un problème, on va défaire immédiatement ce que la génération précédente a fait avant nous. C'est bien votre projet et vous admettez implicitement que soit défait par les générations suivantes une RBI qui naturellement s'inscrit dans la très longue durée. C'est un non sens."

"Les RBI interviennent sur la fré­quentation du public. A titre de comparaison, la N6 et la N7 ont une action sur la fréquentation de la forêt de Fontainebleau en consti­tuant de véritables barrières. La création de RBI dans le sud-ouest du massif serait de fait une barrière complète qui interdirait l'accès à tout ce secteur de la forêt. On est, d'autre part, en train de jouer sur le terme et la notion d'intégrale qui jusqu'alors impliquait une impossibilité de pénétration. Maintenant. avec l'exemple bavarois, vous nous faites découvrir qu'intégrale ça ne veut plus dire interdite. Je n'en pense pas moins que ce type de grandes réserves constitue de vraies barrières pour le public.

On constate que l'ONF fait en forêt des travaux qui modifient certains sites et même, par endroit, réalisent un retour à des paysages du temps passé sur lesquels M. Nizart souhaite avoir des informations.

"Il y a effectivement des travaux de réhabilitation d'un certain nombre de lieux d'habitat qui sont viables. Ces travaux se font essentiellement sur les Réserves Biologiques Dirigées en collaboration avec le Comité des Réserves Biologiques. D'autres travaux se font également dans le cadre de l'aménagement de la Forêt de Fontainebleau. Ils visent à restaurer des milieux remar­quables qui permettent d'imaginer des paysages tels qu'ils pouvaient exister autrefois. II y a eu égale­ment, sur le site d'Apremont, des travaux de remise en valeur de chaos rocheux qui étaient envahis par la végétation, par les bouleaux et les pins sylvestre. Ces travaux, à destination paysagère, ont été cou­plés aussi avec un circuit qui per­mette de découvrir ces sites".

LA CIRCULATION APAISEE

Le président :

« M. RODIER, Directeur de l'Equipement de Seine-et-Marne (jusqu'à ces dernières semaines) nous a rappelé l'année dernière que nous sommes, avec la Forêt de Fontainebleau, sur le temps long. Les études routières se déroulent aussi sur un temps long, même si l'échelle est différente. Mais je dois vous dire que nous trouvons le temps trop long : il y a exactement trois ans, dans cette même salle, le Préfet Cyrille SCHOTT, votre prédécesseur, Monsieur le Préfet, lançait le concept de circulation apaisée avec un financement de 17 millions; l'année suivante lors de notre assemblée générale, M. GANDIL, Directeur des routes, confirmait l'engagement de l'Etat par la signature de l'étude prélimi­naire correspondante.

Il nous semblait que parmi les aménagements proposés pour réduire la vitesse, les plus simples seraient facilement et rapidement mis en place comme par exemple la réduction de l'emprise des voies ou la création d'un dispositif réglementaire applicable à la circulation des poids lourds pour en réduire le trafic en forêt. Je n'ignore pas que la Direction de l'Equipement subit les contraintes multiples d'une réglementation surabondante qui rend très complexe la moindre consultation de bureaux d'études, même pour des études générales (histoire et paysage ; relation avec le milieu naturel ; comportement ; étude socio-économique) mais ces études sont-elles indispensables pour traiter rapidement quelques cas simples ?

Nous avons constaté l'avancement des très intéressantes études parti­culières pour les carrefours du Grand Veneur, de Seailles et aussi celles conduites par les services du Conseil général sur la D138 , route de Bourgogne, entre la Maison forestière de Boi-le-Roi et le carre­four de la Croix de Vitry ; nous sommes particulièrement intéressés par ce projet qui prévoit, si je ne me trompe pas, une circulation réglementaire à 70 km/h qui sera confortée par la mise en place d'un boudin qui séparera les deux voies rendant tout dépassement impos­sible et obligeant à rouler à la vites­se de la voiture la plus lente. Pourquoi ne pas instaurer un tel système sur la Route Ronde entre a Table du Roi et le carrefour du Grand Veneur ? Avec des passages bien matérialisés, comme il est prévu. pour les sentiers de prome­nade. on aurait un grand progrès. C’est bien grâce à des aménage­ments adaptés à chaque route de la forêt pour limiter la vitesse qu'on pouvait espérer « in fine » que cette limitation soit une réalité. Mais quand ?

Il semble aux simples citoyens que nous sommes, que de nouveaux moyens sont mis en oeuvre pour faire respecter les limitations de vitesse. N'est-il pas venu le moment d'imposer le 70 km/h sur l'ensemble de la forêt ? Ce serait évidemment un pas très important vers la circulation apaisée mais aussi vers la diminution du trafic, en rendant la traversée de la forêt notoirement plus long ? Ceci pourrait enfin inciter les camions à prendre les autoroutes."

L'assemblée générale rappelle que l'Association a fondé de grands espoirs dans le projet dit de "circulation apaisée" en forêt de Fontainebleau ;  elle a constate l'avancement des études routières tant nationales que départemen­tales mais s'inquiète de la lenteur à réaliser de premiers aménage­ments. Aussi l'Association demande-t-elle, pour marquer par un acte fort la détermination de l'Administration, que soit instaurée, dés maintenant, dans toute la forêt, une limitation de la vitesse des véhicules à 70 km/h.

Intervention de M. LASHERMES, représentant le Directeur de l’Equipement de Seine et Marne

"II faut savoir qu'à Fontainebleau ce n'est pas simple. Il y a un certain nombre d'étapes à franchir avant de pouvoir réaliser des travaux. Nous souhaitons réaliser deux projets rapidement, il s'agit du Carrefour du Grand Veneur et celui des Séailles. Ces projets ont été présentés en Commission consultative de la Forêt, ont fait l'objet d'un avis favorable de la Commission des Sites, ont fait l'ob­jet d'une autorisation du Ministère de l'Environnement. Nous attendons maintenant les résultats des enquêtes publiques. Ensuite, il y aura une nouvelle consultation de la Commission des Sites et enfin nous pourrons lancer la réalisation si nous obtenons l'accord sur ces deux propositions. Notre objectif est de lancer la consultation d'en­treprises à l'automne, on peut penser qu'à fin 2004, si tout se passe très bien, les travaux pourront démarrer".

LE SURVOL DE LA FORET

"Vous avez peut-être pris connaissance, dans la presse des nouvelles protestations des populations des communes, situées au sud d'Orly, contre le bruit des avions, à la suite de l'établissement de nouveaux couloirs aériens l'année dernière (EUROCONTROLE). Ces événements nous touchent car suivant le principe bien connu de renvoyer chez le voisin les désagréments qu'on ne veut pas subir, certains proposent de faire passer les avions au dessus de la forêt de Fontainebleau, ce que nous ne pouvons accepter.

Dois-je rappeler qu'en forêt on subit le bruit d'une autoroute, de nombreuses routes, de chemins de fer.

Dans les endroits encore calmes l'intensité du bruit est seulement de l'ordre 30 décibels, celui d'un avion même assez haut de 50 à 60 déci­bels et dans une ville de 60 à 70 décibels. C'est dire combien l'impact est beaucoup plus important en forêt qu'en ville."

C'est pourquoi je vous propose la résolution suivante :

La forêt est traversée par de nombreuses routes et subit d'importantes nuisances sonores dues, en particulier, aux camions; heureusement quelques secteurs restent épar­gnés. Il serait inadmissible que des avions, dont le bruit est très brutalement perçu dans ces endroits les plus calmes, viennent compromettre tout espoir pour les Franciliens de trouver en forêt la tranquillité qu'ils recherchent.

L'assemblée générale demande instamment aux pouvoirs publics, en charge de la circulation aérienne, d'en tenir compte dans leurs projets.

CLASSEMENT AU TITRE DES « SITES »

"Il s'agit de l'application à la forêt de la loi du mai 1930 relative à la protection des sites artistique, historique , scientifique, légendaire ou pittoresque.

Les sites classés ne peuvent être ni détruits, ni modifiées dans leur aspect ou leur état sauf autorisation spéciale du Ministre des Affaires culturelles donnée après avis de la Commission Départementale des sites. Alors que la forêt de protection assure l'intégrité du massif, Natura 2000 la conservation des espèces et des milieux; la loi de 1930 prend en compte la dimension culturelle, historique et artis­tique de la forêt.

Je vous rappelle que ce qu'il est convenu d'appeler la forêt de Fontainebleau est en fait constituée de trois forêts domaniales . Fontainebleau proprement dite, les Trois Pignons et la Commanderie. Sur ces trois forêts, celle de Fontainebleau en 1965 et celle de la Commanderie en 2000 ont été classées ; seule la forêt des Trois Pignons ne l'est pas et je vous propose la résolution suivante :"

L'assemblée générale souhaite que l'Association engage rapidement les démarches nécessaires pour obtenir que la forêt des Trois Pignons soit classée au titre des sites de façon qu'elle bénéficie du même type de protection que les forêts de Fontainebleau et de la Commanderie.

INTERVENTION DE M. Bernard COQUET, Préfet de Seine et Marne

"Je voudrais répondre à deux ou trois questions que vous avez évo­quées, Monsieur le Président, et vous remercier tout d'abord de m'avoir permis d'assister à votre assemblée générale, toujours vivante, on le voit aux interventions de l'assistance par les questions qui sont soulevées, au travail pré­paratoire de vos différentes commissions et puis, chose relativement rare pour des associations comme la vôtre, il y a parfois des gens contre. Cela traduit une liberté d'expression où l'on voit se refléter une liberté d'intérêt."

Le préfet salue ensuite les élus présents ainsi que les directeurs de l'Agriculture et de la Forêt ainsi que de l'ONF et leurs collaborateurs qui travaillent sur ce sujet compliqué qu'est à la fois l'aménagement, la gestion, la protection et la valorisation de la Forêt de Fontainebleau.

Concernant la circulation routière, le Préfet comprend l'aspect irritant de la longueur des procédures mais constate qu'il est difficile de tenir compte, dans un débat démocratique, d'un maximum de situations particulières, de suggestions ou de demandes parfois d'essence contradictoire. Les contraintes administratives sont nombreuses, de plus en plus compliquées et il n'est pas facile de faire court en ce domaine. Viennent encore compliquer le jeu le Code des Marchés Publics et le "génie contentieux" de nos compatriotes qui commence à s'aligner sur celui des anglo­saxons.

Concernant les Réserves Biologiques Intégrales, le Préfet rappelle qu'à Fontainebleau, sur 22-23 000 hectares de forêt domaniale, il existe déjà 650 hectares de RBI. Le projet en discussion prévoit plus de 600 hectares d'agrandissements, portant le total à 1.250 hec­tares, superficie qui paraît bien trop importante à de nombreuses associations dont les AFF mais qui serait insuffisante pour d'autres. Dans la recherche d'un compro­mis, le préfet propose de jouer l'ar­bitre au cours de réunions d'échanges et de confrontations préalables à l'engagement de la procédure qui fait intervenir la Commission des Sites et la Commission Consultative de la Foret de Fontainebleau.

Cette structure d'échanges, composée d'une quinzaine d'interlocuteurs concernés par le sujet -scienti­fiques compris - essayerait de dégager un projet acceptable. tenant compte des notions d"'intégrale" et de "dirigée", qui passera ensuite dans le circuit officiel de consultation. Le débat est compliqué, d'abord sur le plan scientifique, et pose la question du retour à une nature originelle et celle de l'équilibre à trouver entre la grande liberté de la Nature et l'action de l'Homme. Discussions et décisions devraient entrer dans le circuit évoqué avant la fin de l'année.

En ce qui concerne l'acquisition du Bois de la Commanderie, le Préfet affirme que l'Etat a lancé la procédure d'acquisition de 1000 hec­tares de cette forêt, qui viendront s'ajouter aux 1400 hectares déjà acquis. Malgré l'opposition d'un certain nombre de maires ("...ce dossier est ridicule", "...nous pouvons faire autrement") et après enquête publique aux conclusions favorables, le Préfet a donc signé l'arrêté de Déclaration d'Utilité Publique pour l'acquisition de ces 1000 hectares. II précise que ces 1000 hectares sont partagés en 5200 parcelles réparties entre environ 2000 propriétaires, soit une moyenne de 19 ares par propriétaire. De plus, pour 700 hectares, les propriétaires sont inconnus malgré toutes les recherches des services fiscaux et du cadastre, d'où l'aspect illusoire d'une association de propriétaires. Pour le Préfet, il n'y avait pas d'autre solution que la Déclaration d'Utilité Publique.

Cette acquisition du Bois de la Commanderie, d'autre part, a été faite dans le cadre de l'application de deux contrats de Plan successifs entre la Région et l'Etat et donc dans le cadre d'une légitimité tout à fait républicaine. Le dernier Contrat de Plan stipulait que l'Etat et la Région devaient poursuivre les actions concertées d'action-forêt : l'Etat engagera une procédure de DUP pour acquérir le Massif de la Commanderie et l'Agence des Espaces Verts du Conseil Régional poursuivra les acquisitions des forêts périurbaines.

L'enjeu est donc important pour la Forêt de Fontainebleau, mais aussi pour l'ensemble de la moitié est de la région Ile-de-France, dans un contrat équilibré entre ce qui doit être préservé dans le périurbain et ce que l'Etat doit pouvoir augmen­ter dans son patrimoine. Le Préfet pense que dans ce domaine, à la fois l'équité, l'équilibre, le raisonnement et l'aspect pratique l'ont largement emporté.

En ce qui concerne la sécurité rou­tière et particulièrement les contrôles de vitesse, le Préfet remarque qu'une voix s'est élevée au cours de l'assemblée pour dire que ces derniers n'avaient pas lieu. Il s'oppose à cette assertion et précise que des contrôles sont réelle­ment effectués, se comptant par dizaines de milliers d'heures de gendarmes et de policiers en Forêt de Fontainebleau. Il rappelle que le département dispose de 900 gendarmes et 1800 policiers, lesquels ne peuvent pas tous se trouver en forêt.

Il détaille ensuite quelques aspects de la médiatique "toléran­ce zéro" et constate que cet état d'esprit a considérablement réduit le nombre d'accidents ainsi que le nombre de tués qui a été diminué de l'ordre de 40%, ceci grâce aux contrôles de vitesse. La Forêt de Fontainebleau n'échappera pas à la multiplication de ces contrôles ni à leur sévérité.

Devant l'augmentation de la popu­lation de sangliers, le Préfet rappel­le l'action qu'il mène, avec la Direction de l'Agriculture et l'ONF, auprès de la Fédération Dépar­tementale de la Chasse consistant à augmenter les prélèvements en ce domaine.

Le dernier point abordé concerne la prostitution qui semble proliférer en Forêt de Fontainebleau. Le Préfet précise que ce fait n'a pas été perdu de vue, ceci depuis déjà quelques temps. Depuis 2002, environ 22 procédures ont été introduites contre des jeunes femmes qui pratiquent la prostitu­tion. De plus, grâce au Groupe­ment d'Intervention Régional, il a été mené à terme et avec succès une procédure qui a conduit à l'in­carcération d'un réseau de proxénétisme qui agissait notamment en Forêt de Fontainebleau. Depuis, une douzaine d'autres incarcérations devraient se produire.

D'autres forêts de Seine-et-Marne connaissent une recrudescence de ces phénomènes, comme Sénart, Challières ou le Bois de Rougeau. Le Préfet constate d'autre part que, dans presque toutes les procédures qu'il a conduites menant à des décisions de justice, il a rencontré des jeunes femmes qui étaient en situation régulière. Ceci laisse un moindre point d'accrochage juri­dique qui devient alors très difficile et qui nécessite une qualité des constatations et des investigations associée à beaucoup de présence policière. Les efforts seront cependant accentués dans ce domaine posant un problème qui nous dépasse par ses aspects écono­miques, juridiques, mafieux et, plus simplement parfois, historiques. Le Préfet remercie l'assemblée de l'avoir écouté.

CONFERENCE de Madame Isabelle RAMBAUD

"La forêt, ses peintres et ses écri­vains"

Le Président remercie Mme RAM­BAUD et invite les participants à un vin d'honneur servi dans le hall de la salle.

Rochers près de Barbizon.

(Photo Pascal PICARD)

FIN