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Félix Herbet : Dictionnaire Historique et Artistique
de la Forêt de Fontainebleau

Paru dans l'Abeille de Fontainebleau de 1902 à 1903
et publié en 1903 par Maurice Bourges, imprimeur à Fontainebleau 

En fin de volume de l'édition originale on trouve des chapitres nommés
"ADDENDA ET CORRIGENDA".
Pour faciliter la lecture, nous avons intégré ces notes à leurs places "ad-hoc".
Pour en conserver la trace, elles sont en vert sombre.


Avant propos de l'édition de 1903

En réunissant depuis vingt ans des documents iconographiques et bibliographiques sur le pays de Bière, l'auteur ne se proposait que d'ajouter quelque agrément à ses promenades de vacances, dans la forêt de Fontainebleau et dans ses environs. On lui fait l'honneur de penser que les notes ainsi recueillies peuvent offrir de l'intérêt pour le public; les voici donc sous une forme qui a besoin d'être expliquée.
Ce livre contient d'abord et surtout la nomenclature des routes de la forêt, aussi complète que possible. On pourrait croire que rien n'est plus facile qu'un pareil travail, et qu'il a suffi de faire le relevé des noms portés sur une carte. Qu'on se détrompe. Il n'existe pas de carte gravée ou lithographiée, qui contienne tous les noms des routes et carrefours. Celles qui sont à l'usage des agents des Eaux et Forêts, et qu'on a bien voulu nous communiquer obligeamment, sont contra­dictoires et incomplètes. La grande carte du can­ton de Fontainebleau, dressée sous les auspices du Conseil général, officielle, ne fournit pas la moitié des indications qu'on voudrait y trouver; on y lit des coquilles comme celles-ci : Route Biche qui pleure, au lieu de la Roche qui pleure; le Mouton de Recloses, pour le Montoir de Recloses. Entre le manuscrit préparé par le chef de service et la planche gravée, il y a place pour les fautes du graveur, qui n'est pas obligé de connaître la forêt.
Pour compléter les renseignements donnés par les cartes, j'ai pu relever les inscriptions portées par les plaques, à une époque où elles étaient plus nombreuses qu'aujourd'hui. Là encore il faut compter avec la distraction du peintre qui écrit route de la Haie, pour route de la Laie, route de Colmar, pour route de Calmar, et aussi avec la négligence du garde, qui fait placer, par exemple, le poteau de la route du Saut au carrefour où elle ne passe pas, ce qui crée une deuxième route du Saut, à quelque cent mètres de la première. (Sans compter qu'on avait sans doute le projet de l'appeler route de Saulx à cause du voisinage de la route de Tavannes.) Ajoutez enfin que l'administration modifie à sou gré les noms des routes et leur parcours, qu'elle les allonge ou les raccourcit aux dépens ou à l'avantage des voisines, et que le public n'est avisé de ces changements que par l'apposition des nouvelles plaques, attendues avec tant d'impatience. Vous aurez ainsi des raisons de considérer avec indulgence un travail dont l'exactitude ne peut être absolue.
Chaque route sera déterminée par ses tenants et aboutissants, les cantons qu'elle traverse et le numéro de la Garde dans laquelle elle est située
De temps immémorial ces Gardes étaient désignées par le nom de la Croix qui se dressait sur leur territoire. Sous la première République, après la destruction des Croix, il fallut donner aux Gardes de nouveaux noms, empruntés pour la plupart aux villages riverains de la forêt. L'usage s'établit aussi d'appeler Cantons ce que nous appelons Gardes, et Triages ce que nous appelons Cantons. Voici le tableau des anciennes et des nouvelles dénominations d'après l'Atlas des plantations et semis, faits dans la forêt de Fontainebleau pour les ordinaires des ans X, XI et XII 
(Mss.
Deroy).
Garde de la Croix de Guise : Canton de Thomery.
Garde de la Croix du Grand-maître : Canton de Grosbois.
Garde de la Croix de Saint-Hérem : Canton de Bourron.
Garde de la Croix de Souvray: Canton d'Ury
Garde de la Croix de Franchard : Canton de Franchard.
Garde de la Croix du Grand-Veneur : Canton de Chailly.
Garde de Belle-Croix : Canton du Beau Tilleul.
Garde de la Croix de Vitry : Canton de Brolles.
Garde de la Croix d'Augas : Canton de Samois.
Après l'Empire on revint aux anciens noms Je conviens qu'aujourd'hui la. forêt n'est plus divisée en Cardes, mais en Séries. Voici les noms des 21 nouvelles séries 

1. La Croix de Vitry. 
2. La Croix du Grand Veneur. 
3. La Croix de Toulouse.
4. La Croix d'Augas.
5. La Croix de Montmorin. 
6. La Croix du Grand Maître.
7. Érables et Déluge.  
8. La Croix de Saint-Hérem. 
9. La Croix de Souvray.
10. Buttes de Franchard.
1l. La Malmontagne.
12. La Haute Borne.
13. Série du Nord-est.
14. Série du Nord-ouest.
15. Série du Centre.
16. Série du Sud-est.
17. Série du Sud-ouest.
18. Courbuisson.
19. Table du Roi.
20. Butte du Montceau.
21. Série artistique. 

De plus, la Forêt est divisée en deux cantonnements celui de l'Est, sous les ordres de l'inspecteur; celui de l'Ouest, sous les ordres de l'inspecteur adjoint). Cette nouvelle division, probablement plus commode au point de vue de l'exploitation forestière, n'est pas pratique au point de vue des promeneurs. L'une des séries, la 21°, dite Série artistique, est partagée en plusieurs groupes dispersés dans toute la forêt. J'apprécie 'peu les titres donnés aux séries, empruntés à des ordres d'idées différents. D'ailleurs il n'a encore été publié aucune carte avec ces divisions, et le renvoi que nous pourrions y faire ne serait d'aucune utilité pour le lecteur. Nous nous en tenons donc à la vieille division en neuf gardes, désignées par des croix, que tout le monde connaît, pour peu qu'on ait parcouru la forêt.
Avec la nomenclature des routes, on trouvera celle des carrefours, des cantons, et des monuments répandus dans la forêt ou dans ses environs, tels que croix, ermitages, puits, fontaines, moulins, etc. Nous avons, en effet, compris dans notre dictionnaire les localités des environs, dont la vie se lie à la vie de la forêt, et qui, trop peu importantes pour posséder comme Fontainebleau, Avon, Moret, Nemours ou Larchant leurs historiens, risqueraient d'être oubliées si on ne les rattachait à leur illustre voisine. Nous touchons ainsi à la partie historique annoncée.
Pour chaque route se pose un double problème
Quand a t elle été ouverte? D'où lui vient le nom qu'elle porte? I1 ne sera pas inutile de présenter ici des considérations générales, qui nous dispenseront de répéter, pour chacune d'elles, les mêmes explications.
Les routes de la forêt ont une double origine, l'utilité des habitants ou le plaisir du Roi. La première catégorie comprend celles qui servent ou ont servi à relier entre elles les localités habitées, comme la vieille route de Paris en Bourgogne, comme les chemins qui partent de Fontainebleau et de l'agglomération d'Avon pour aboutir aux villes et villages de la périphérie, Samois, Thomery, Veneux, More[, Marlotte, Montigny, Nemours, Bourron, Becloses, Ury, Achères, Milly, Arbonne, Fleury, Barbizon, Chailly, Melun, Bois le Roi, etc. De plus, les villages ont ouvert, à travers la forêt, les voies nécessaires à leurs relations réciproques, voies très anciennes comme les localités elles-mêmes, car on sait que les paroisses fixées aux reins de la forêt existaient déjà au neuvième siècle . Enfin il convient de citer ici, quoique moins anciens, les chemins employés à l'exploitation des carrières et permettant l'évacuation des grès sur les ports de la Seine. Le sort de ces routes a été très différent; les unes, après force réfections et rectifications, se sont élevées à la dignité de chemins de grande communication, de routes départementales, même de routes nationales; les autres sont restées simples chemins de terre; quelques-unes ont disparu, comme l'ancien chemin de Nemours à la route de Bourgogne dont il ne subsiste qu'un tronçon.
La seconde catégorie comprend les routes dont l'utilité n'était autre que de servir aux plaisirs du roi, c'est à dire de faciliter sa chasse. La route Ronde, sous Henri IV, n'eut pas d'autre origine. Louis XIV, de 1679 à 1713, 6t ouvrir 300,000 toises de routes, dont je n'ai pas le détail. Sous Louis XV, les arrêts du Conseil ont ordonné la création de 50,000 toises de routes, qu'on peut essayer d'identifier. En 1750, le grand-maître et réformateur Duvaucel fit circonscrire les cantons par des chemins nouveaux, là oit manquaient les séparations. Aussi peut‑on considérer  qu'après Louis XV la topographie de la forêt est achevée; c'est exceptionnellement que de nouvelles routes seront ouvertes après son règne. 
On cite, sous Louis XVI, la route de la Reine. Sous Louis-philippe, l'administration n'a plus la préoccupation exclusive de la chasse; elle cherche un but purement esthétique, lorsqu'elle offre à la promenade en voiture des points de vue habilement ménagés.

 Après les promeneurs en voiture, les promeneurs à pied eurent leur tour ; Denecourt se chargea de dessiner à leur usage les sentiers qui l'ont rendu célèbre.
Les routes de la première catégorie ont pris naturellement les noms des localités auxquelles elles conduisaient et les ont gardés.
Les routes de chasse sont restées longtemps sans dénomination. D'ailleurs, l'usage en était interdit, et, en dehors du temps de la chasse, elles étaient coupées par des barrières fermées à clef. Seuls les carrefours étaient désignés, d'après le canton où ils étaient situés, ou le monument, croix ou puits, qui les distinguait. La forêt de Fontainebleau avec ses monts, ses rochers, ses plaines, ses plateaux, ses plantations si variées, était divisée en nombreux lieux dits, d'origine ancienne, aux limites vagues et variables. De ces lieux dits, les uns, de par la volonté du SR Duvaucel, sont devenus les cantons qui subsistent encore aujourd'hui; les autres ont disparu, en laissant quelquefois leur nom à un carrefour. Nous les faisons figurer sur notre liste.
Mais en 1835, les forestiers se sont avisés qu'il était fort incommode de ne pouvoir désigner chaque route par un nom simple, et d'être obligés d'employer les longues périphrases des arrêts de Louis XV. Et c'est alors qu'ont été donnés arbitrairement des noms empruntés quelquefois aux anciennes dénominations, mais pour la plupart choisis dans la faune, dans la flore, dans l'histoire, dans les registres de l'administration, dans l'almanach, ou tout simplement dans le dictionnaire.
Quelques routes, restes anonymes, ont été nommées plus tard; d'autres attendent encore le baptême et sont, pour les chefs de service, une réserve où ils puisent à l'occasion.
Nous ne nous chargeons pas d'expliquer tous ces noms : à défaut de procès-verbal régulier qui ne semble pas exister, qui pourrait deviner l'état d'âme du forestier qui a nommé, par exemple, la route Paul? quel Paul? Aujourd'hui nous devinerions qu'on a voulu rendre hommage à un empereur de Russie; sous Louis-philippe, l'alliance n'était pas encore signée.
C'est en distribuant entre ces noms les renseignements que nous avons recueillis, les extraits d'actes ou de documents inédits, les citations des auteurs, que nous avons essayé de justifier la qualification d'historique que nous avons donnée à ce dictionnaire.
Quant à la partie artistique, elle consiste dans le relevé des tableaux, dessins ou gravures ayant figuré aux Expositions, qui représentent des en­droits déterminés de la forêt de Fontainebleau. Autrefois on rencontrait des tableaux intitulés : Paysage d'Italie. C'était vague. Depuis le mou­vement romantique, les paysages s'appellent : Forêt de Fontainebleau. C'est aussi vague. Les gorges de Franchard ne ressemblent pas au Bas-Bréau, et la Tillaie diffère du Long-rocher. Pour que nous puissions faire figurer un paysage sur notre liste, il faut qu'il ait une personnalité, qu'il dise nettement le lieu représenté. J'ai trouvé intéressant et curieux de noter les sites qui obte­naient les suffrages des artistes, de refaire les promenades qu'ils avaient parcourues, et d'es­sayer de retrouver les impressions qu'ils fixaient sur la toile ou sur le cuivre. Voilà dans quel sens ce dictionnaire est artistique.
Si je me suis soigneusement abstenu de toute description enthousiaste, de toute effusion lyrique, de toute invocation aux divinités bocagères, ce n'est pas que je ne sente très vivement le charme de cette forêt, à laquelle je consacre mes loisirs depuis tant d'années.
Mais j'aime à laisser dans l'imprécision les sentiments qu'elle inspire, comme j'aime ses horizons baignés dans les brumes d'octobre, et je craindrais de dissiper mes rêveries par la parole écrite. J'ai cherché à fixer son état civil et à faire l'inventaire de ses papiers, mais je m'arrête au seuil de son âme. A quoi bon, d'ailleurs? Ses amis n'ont pas besoin d'être prévenus du moment où ils doivent ouvrir les yeux et regarder; pour les autres, ce n'est pas la lecture; d'un livre qui leur apprendra les pensées et les sentiments que fait naître la fréquentation des grands bois. Lecteur, si tu veux les éprouver, ferme le livre, va en forêt : c'est le meilleur.

F. H.

Pour faciliter au lecteur l'usage de ce Dictionnaire voici l'explication des différents caractères qui y sont employés et de quelques abréviations :

GARDES, les neuf grandes divisions de la forêt; elles sont indiquées dans le texte par des chiffres romains, savoir :
I. GARDE DE LA CROIX DE GUISE
II. GARDE DE LA CROIX DU GRAND MAÎTRE
III GARDE DE LA CROIX DE SAINT-HÉREM.
IV GARDE DE LA CROIX DE SOUVRAY.
V GARDE DE LA CROIX DE FRANCHARD
VI GARDE DE LA CROIX DU GRAND VENEUR.
VII. GARDE DE BELLE CROIX.
VIII GARDE DE LA CROIX DE VITRY.
IX GARDE DE LA CROIX D'AUGAS.
 

GANTONS et ANCIENS CANTONS, en tête des articles qui les concernent
CANTONS, cités dans le texte.
VILLES, VILLAGES et HAMEAUX. 
Curiosités naturelles
(Arbres, Mares, Roches, etc.).
Monuments
(Croix, Ermitages, Moulins, etc.).
Lieux dits, Variétés.

Routes et Carrefours.

Le nom de la route est suivi d'un - (allant), qui précède ses aboutissants. Un second - annonce les CANTONS qu'elle longe ou traverse. Le carrefour est déterminé, sous le mot intersection, par les routes qui y aboutissent ou s'y croisent. Le chiffre romain qui termine l'alinéa indique la Garde, comme nous venons de le dire.
Art.
. Les renseignements iconographiques sont placés à la suite sous cette rubrique.
Bibl. . Sous cette rubrique, une bibliographie sommaire, en petit texte, termine l'article.


ABRÉVIATIONS :
Add . . . . . . . Addenda.
anc. . . . . . . . ancien, ancienne.
A N.. . . . . . . Archives Nationales.
Arch. de S.et M. .
Archives de Seine et Marne.
Art. . . . . . . . Article.
Art. . . . . . . Oeuvres d'art; iconographie.
Bx-A. . . . . . Beaux-Arts.
Bibl. . . . . , Bibliographie sommaire
AN. . . . . . . Bibliothèque Nationale.
AN. fr. n. a..
. . Bibliothèque Nationale, fonds français, nouvelles acquisitions.
carr.. . . . . . . carrefour.
ch. . . . . . . . chemin.
ch. de gr. comm. . chemin de grande communication
Exp. B.-L. . . . . Exposition des Basses-Loges
Exp. F. . . . . . Exposition de Fontainebleau.
Exp. U. . . . . . Exposition Universelle.
gr. . . . . . . . . gravure.
héliog.. . . . . . héliogravure.
Inters. . . . . . . Intersection.
Lith. . . . . . . . lithographie.
Mss... . . . . . . Manuscrit,
N... . . . . . . . Route à nommer.
r. . . . . . . . . route.
r.dép . . . . . . route départementale
r. nat. . . . . . . route nationale.
S. . . . . . . . . Salons de Paris.
V.posth.. . . . . Vente posthume.
vol. . . . . . . . volume

A

Abbé Guénée (Route de I'). Allant de la route de NOTRE- DAME de BON -SECOURS à la route de la Reine. Traverse les CANTONS DE LA VALLÉE DE LA CHAMBRE et du ROCHER DU MONT USSY. VII.
L'abbé Guénée, sous-précepteur des Princes, auteur des Lettres de quelques Juifs portugais à Voltaire, est mort à Fontainebleau le 27 novembre 1803. En 1818 les ducs d'Angoulême et de Berry lui firent élever, dans la chapelle de I'hospice, un tombeau en marbre.

Abbé Guilbert (Route de I'). - De r. nationale bis, en face de la chapelle de Notre-dame de Bon-secours, à l'intersection des routes de Buffon et du Calvaire.- PLAINE DU FORT DES MOULINS. IX.
L'abbé Guilbert, P. d. P. du roi, c'est-à-dire précepteur des pages de l'écurie du roi, est I'auteur d'une Description historique des Chasteau, Bourg et Forest de Fontainebleau. Paris, 1731, 2 vol in.-12. Ce livre n'est qu'une compilation des Mémoires manuscrits qui circulaient alors, dont Nicolas De Fer et le sieur de Masingi étaient les auteurs.

Abeille (Route de I'). - De r. Amédée à r. de I'Ermitage. - GORGES DE FRANCHARD. V. Les ermites de Franchard élevaient des abeilles. En 1671, ils sont volés de cinq ruches.

Acacias (Carrefour des). - Intersection des r. du Rocher d'Avon, de la Retraite, de Cheyssac, de l'Impératrice, d'Orient. - SENTIERS D'AVON. II.
Nom donné par un plan Denecourt, en 1846, au carrefour des Sentiers d'Avon : ce dernier est le nom ancien et actuel. Jamin, dans ses Quatre Promenades 1837, I'appelle aussi carrefour des Acacias.

Acacias (Route des). - Du point de vue des Gorges d'Apremont à r. Marie-Thérèse. - VENTES ALEXANDRE. VI.
Très éloignée du carrefour des Acacias.

Accords (Route des). - De r. Larminat au carr. de la Croix du Grand-veneur. - BELLE-CROIX, HAUTEURS DE LA SOLLE. VII.

ACHÈRES. - Commune au S.-O. de la forêt, canton de La Chapelle-la-Reine, arrondissement de Fontainebleau. Des actes portent : Achères en bière.
En 1695, 141 feux ; en 1709, 130 feux dont 73 pour Meun ; en 1770, 300 communiants ; en 1840, 754 habitants ; en 1897, 624. Anc. seigneur d'Achères : M. d'Argougnes. Église ; revenus de la cure, 600 à 700 liv., à la nomination de I'archevêque. Ste Fare patronne. Ses habitants avaient droit d'usage dans la forêt, mais seulement pour 17 maisons et 40 masures.
L'ancien château d'Achères, qui tombait en ruine, a été reconstruit en 1776 : il a du être démoli après quelques années d'habitation. Sa construction avait été marquée par un grave accident : l'explosion d'une mine pratiquée pour l'extraction d'une roche avait causé la mort de l'ouvrier mineur. Les d'Argouges allèrent habiter le superbe château de Fleury en bière. Le 16 juillet 1688, le roi donne au duc de Noailles le commandement des troupes qui camperont dans la plaine d'Achères : quatre compagnies de gardes du corps et gendarmes de la garde, chevaux-légers de la garde, deux compagnies de mousquetaires, les grenadiers à cheval. Elles furent campées du 21 juillet au 8 août. B. N. fr. 7659.
Octobre 1773. Un accident arrivé dans une chasse à un vigneron d'Achères donna l'occasion à la Dauphine de manifester sa bonté. Un dessin de Moreau, gravé par Godefroy, une estampe de Ch. Dagoty, représentent la scène.
Art. - Ortmans. Salon 1873, Les bruyères d'Achères par une matinée d'automne ; S. 1875, Petite mare des rochers d'Achères.

Achères (Carrefour d'). - Inters. des r. Ronde, de la Bonne Idée, d'Achères, des Aiguisoirs, Marquise. - PETITS FEUILLARDS. V. Un poste forestier existait en cet endroit ; il a été démoli en 1895 parce qu'il était inhabitable durant les écoles à feu (mai à septembre), à cause de sa proximité du champ de tir et de la zone dangereuse. Il y pleuvait des obus.

Achères (Chemin d' - à Arbonne). - Du bornage, faisant suite au chemin des Vaches, à la r. du Liteau. - PLAINE DE LA HAUTE BORNE, VALLÉE DE LA GORGE AUX ARCHERS, GORGE AUX ARCHERS, BOIS ROND. V.
Dans la Gorge aux Archers, le chemin se bifurque en ancien et nouveau. Cette amélioration fut faite en 1770, à la demande de Messieurs d'Argouges, seigneurs à la fois d'Achères et de Fleury, qui pour obtenir que le chemin de Fleury à Achères soit facilité entre le canton appelé la Haute Borne et la Gorge aux Archers, faisaient valoir que le cerf s'enfuyait ordinairement dans les bois d'Arbonne et de Feuillardière. Archives Nationales 0
1 1433.
Aujourd'hui, la route la plus directe d'Achères à Arbonne est le chemin de grande communication n° 64, ouvert depuis une quarantaine d'années, qui coupe la forêt à son extrémité S.-O. Une roche qui se distinguait des autres par sa forme singulière, se dressait en ce lieu comme un monument funèbre sans inscription. C'est Ià, dans une sablière, que fut retrouvé le corps de Sambine Neveu, fille d'habitants de Meun, qui, partie de chez ses parents avec un séducteur, fut assassinée par lui en cet endroit. Cela se passait vers le milieu du XVIIIème siècle. Le chemin qui longe la sablière s'appelle encore chemin de la Sambine (d'après Dorvet).

Achères (Route d'). - Du bornage d'Achères à r. nationale n° 51. - BARNOLETS, CHÊNE AUX CHAPONS, GRANDS FEUILLARDS, PETITS FEUILLARDS, MONT ENFLAMME. IV.
Poste forestier près du bornage.
C'est le chemin d'Achères à Fontainebleau qui passait près du Puits du Cormier (P. Dan). On y plaçait un relais quand I'assemblée pour la chasse à courre était à la Croix de Souvray (de Salnove).
Vente de terres au chemin d'Achères, le 28 mai 1627.
Dans le bail de Laurent Marchand, pour l'entretien du pavé de la route de Paris à Lyon, en 1774, la route de chasse conduisant à Achères est indiquée.
Art. - Marx. Exposition Fontainebleau 1887, Route d'Achères, Grands Feuillards.

Achères à I'Esguisoir (Chemin d').
Ancien chemin, d'après Domet, peut-être le même que le chemin de I'Amiral, peut-être la route du Sapin Blanc.

Achille (Route d'). - De la Seine au terroir de Bois le roi. - PLAINE DE SERMAISE QUEUE DE FONTAINE, Bois LA DAME. IX.
Ouverte en 1706.

Adam (Route). - De r. des Dryades à r. d'Occident. - ROCHER DU MAUVAIS PASSAGE, MONT ENFLAMME, ROCHER DE LA SALAMANDRE. IV et V.
M. Adam était receveur du Domaine sous le premier Empire. La Restauration lui accorda une pension pour le récompenser de son énergie à défendre le Château contre ceux qui en demandaient la démolition, sous le Directoire.

Adélaïde (Route). - Du boulevard Circulaire à r. de la Fontaine. - MONT PIERREUX, BUTTE AUX AIRES. VII.
Eugénie - Adélaïde   - Louise, princesse d'Orléans, soeur de Louis-Philippe, née le 23 août 1777.

Adieux (Carrefour des). - Inters. des r. des Amants, du Lièvre, du Champ de Manoeuvre, des Adieux. - PLAINE DES GRANDS GENIÈVRES. IV.

Adieux (Route des). - Du carr. du Lièvre à r. du Mystère. - PLAINE DES GRANDS GENIÈVRES. IV.

Affectation (Route d'). - De r. de la Couvée à la r. du Sophora. - MONTOIR DE RECLOSES. III.
L'affectation est la division d'un canton au point de vue de son exploitation. (Omis dans les dictionnaires.)
Sur quelques cartes la route d'Affectation est dénommée route de l'Affection ; sur d'autres elle va de la r. de la Couvée au carr. de la Beauté.

Affiche (Route de I'). - De r. du Vacher à r. de la Gibelotte. - AIGUISOIRS. V.

Affût (Route de I'). - De r. du Piston au bornage de Bourron. - VENTES NICOLAS. III.

Agaric (Route de I'). - Du chemin de gr. comm. n° 137 au chemin de gr. comm. n° 116. - PLAINE DE SAMOIS. IX.

Aigrette (Carrefour de I'). - Inters. des r. de I'Aigrette, de Recloses à Bourron, des Tapisseries, de Villiers. - VENTES CUMIER. III.
Faisceau de plumes qui orne la tête de certains oiseaux, comme le héron, et par extension, l'oiseau lui-même.
Du 3 juillet 1804. Arrêt du Conseil inféodant à perpétuité I'île d'Aix, près La Rochelle, à présent déserte, au sieur De L'Angeray, à charge de bailler chaque année "six aygrettes rendues vives" au Château de Fontainebleau.

Aigrette (Route de I'). - Du bornage à r. des Ventes  Rigaud. - VENTES CUMIER. Ill.

Aigu. (Voir Mont Aigu.)

AIGUISOIRS (Les).- Canton de 67 hectares 89 ares V.
Ce nom s'écrivait autrefois : Esguisoirs. Probablement terme forestier. On trouve encore dans les dictionnaires : Escuisser ; se dit des bois taillis (que l'on éclate en les abattant.

Aiguisoirs (Carrefour des). - Inters. des r. des Aiguisoirs, du Sapin Blanc, du Vacher. - LES AIGUISOIRS V.

Aiguisoirs (Route des). Du ch. d'Achères à Arbonne au carr. d'Achères. - LES AIGUISOIRS, LES GRANDS FEUILLARDS. V.
Ouverte en vertu des arrêts des 16 mars 1721 et 19 décembre 1724.

Aires. (Voir Butte aux Aires.)

Alesma (Cavalière). - De r. de Cévise à r. des Hautes Plaines. - ROCHER DES HAUTES PLAINES. V.

Alexandre. (Voir Ventes Alexandre et Point de vue du Camp d'Arbonne ou des Ventes Alexandre.)

Alexandre (Route). - Du carr. du Sapin Blanc(, à r. de la Princesse Marie. GRANDS FEUILLARD.-. IV.

Alisier (Route de I'). - De r. de la Grive à r. des Barnolets. - PRIMEVÈRES. III.

Allée Forestière. - De r. de la Fontaine aux Biches au ch. de gr. comm. n° 138. - BUTTE DU MONCEAU. 1.

Allée Forestière. - Du ch. de gr. comm. n° 138 au Moulin de la Chaudière. - Bois GAUTHIER. 1.

Allures (Route des). - De r. Ronde à r. de la Prise.- VENTES AU DIABLE II.

Alouette (Route de I'). - Du carr. des Placereaux à r. de Cheyssac. - ROCHER D'AVON. II.

Amants (Route des). - Du carr. des Adieux au carr. Girardin. - PLAINE DE GRANDS GENIÈVRES. IV.

Amédée (Route). - De r. des Gorges de Franchard à r. des Gorges de Franchard (à peu près parallèle). - GORGES DE FRANCHARD. V.

Amélie (Carrefour). - Inters. r. des Deux Soeurs, r. Amélie. - GRAND MONT CHAUVET. VII.
C'est un des noms de Marie-Amélie, femme de Louis-Philippe.

Amélie (Route). - De r. nat. n° 5 bis à r. nat. n° 7, carr. de la Tillaie. - GRAND MONT CHAUVET, HAUTEURS DE LA, SOLLE. VII.
Ouverte en 1844.

Amiral (Chemin de I') Ancien nom d'une route qui allait de Fontainebleau à Achères, en passant sans doute par la route du Grelot, la route du Gros Buisson et la route Trappe Charrette. Le chemin de I'Amiral existe encore, mais hors la forêt.

Amitié (Route de I'). - De r. Amélie à r. du Luxembourg. - VALLÉE DE LA SOLLE. VII.

Amoncourt (Carrefour d'). - Inters. des r. Marrier, d'Amoncourt, de I'Enquêteur. - PLAINE DE BOIS LE ROI. IX.
M. Barillon d'Amoncourt a été le réformateur de la forêt en 1664.

Amoncourt (Route d'). - De ancienne r. de Bourgogne au terroir de Bois le roi. - PLAINE DE BOIS LE ROI. IX.

Amour (Route de I'). - De r. d'Orléans au carr. de Vénus. - ROCHER DES, DEMOISELLES. IV.

Anaïs (Route). - Du carr. des Gorges de la Solle à r. des Accords. - HAUTEURS DE LA, SOLLE. VII.
Sur certaines cartes , il y a confusion entre les routes Anaïs et Larminat.

Andart. (Voir Mont Andart.)

Andouiller (Route de I'). - De r. tournante des Monts de Truies à ancienne r. de Bourgogne. - MONTS de TRUIES, ROCHER PIERRE MARGOT, PLAINE SAINT LOUIS. VII et VIII.
Ouverte par arrêt du 19 décembre 1724.

André (Carrefour). - Inters. des r. André, du Puits du Cormier, Guyot, Marie. - PLAINE DU PUITS DU CORMIER. V.
Ce carrefour est compris dans le champ de tir.
André, intendant des domaines et forêts de la Couronne sous la Restauration, notable en 1792, mort en 1825.

André (Route). - Du carr. André à r. du long Boyau. - Plaine DU PUITS DU CORMIER. V.

Andréa (Route). - De r. du Mont SAINT-GERMAIN à r. du Cerf. - ROCHERS ET BAS SAINT - GERMAIN, BUTTE SAINT-LOUIS. VII et VIII.

Angle (Route de I'). - De r. des Forts de Marlotte à r. des Barnolets. - FORTS DE MARLOTTE, GORGE AUX Loups. III.
Sur le bord de cette route, on a élevé un monument à la mémoire du colonel Provost :
ICI LE 22 SEPTEMBRE 1898  / ST TOMBE, MORT A L'AGE DE 49 ANS / LE LT -COLONEL PROVOST
/ CHEVALIER DE LA LÉGION D'HONNEUR / BREVETÉ D'ÉTAT - MAJOR / EX - COMMANDANT DU BATAILLON DE SAINT - CYR / COMMANDANT LA PORTION CENTRALE / DU 4e RÉGIMENT D'INFANTERIE / A FONTAINEBLEAU / LA DEVISE : HONNEUR ET PATRIE /FUT BIEN CELLE DE SA VIE.

Anvers (Route d'). - De r. du Mont Merle à r. de Médicis. - MONT MERLE. III.

Apremont. (Voir Gorges, Chaos, Platières et Point de vue d'Apremont.)
Aqueducs. -
1°) L'aqueduc de la Vanne traverse la Plaine Rayonnée, le Rocher Brûlé, les Ventes au Diable, le Rocher Bouligny, le Rocher du Mont
Morillon, le Rocher de la Salamandre, le Rocher de Milly, la Queue de Vache, les Platières de la Touche aux Mulets. Il a été construit de 1868 à 1873.
2° L'aqueduc du Loing et du Lunain, dont la construction a été achevé en 1900, traverse Marion des Roches, la Plaine du Rosoir, la Malmontagne, le Rocher Besnard, puis double l'aqueduc de la Vanne.

ARBONNE.-. Commune du canton de Melun (Sud). En 1695 70 communiants ; en 1709, 19 feux ; en 1765, 50 communiants ; en 1825, 150 habitants ; en 1856, 208 ; on 1881, 198 ; en 1897, 225. Ancien seigneur : M. d'Argouges. -Cure, 500 livres, à la nomination de I'abbé de Saint Père de Melun. Patron : saint Éloi. Quand le lieu de queste était aux rochers d'Arbonne et Buissons circonvoisins, I'assemblée se faisait à l'ermitage de Franchard (de Salnove).
Art. -.Anastasi. 1858, Les sables d'Arbonne, dessin grav. sur bois. - F. Chaigneau. S. 1865, Moutons dans la plaine d'Arbonne. - Karl-Pierre Daubigny. S. 1885, Les sables d'Arbonne. - L. Degallaix. S. 1882, Les sables d'Arbonne. - Th. Rousseau (vente posthume) : Landes et rochers près d'Arbonne ; Rochers d'Arbonne ; Coucher de soleil sur la lande d'Arbonne ; Grand hêtre dans le bois d'Arbonne ; Landes et rochers d'Arbonne ; Chaumière à Arbonne. - Saint-Marcel (Charles-Edme) S. 1848, Souvenir d'Arbonne. - Ch. Wislin. S. 1881, Chemin abandonné allant à la mer de sable.

Arbonne (Chemin d' - à Ury). - Du carr. Neuf au bornage. - GROS BUISSON, AIGUISOIRS, PLATIÈRES DE LA TOUCHE AUX MULETS, QUEUE DE VACHE. V.

Arbonne (Chemin d' - à Achères). (Voir chemin d'Achères à Arbonne.)

Arbonne (Chemin d' - à Fontainebleau). - Inscrit sur le plan de 1809, aujourd'hui ancienne r. de Milly.

Arbonne (Point de vue du Camp d'). (Voir Point de vue du Camp d'Arbonne.)

Archers (Route de la Vallée de la Gorge aux). (Voir Vallée de la Gorge aux Archers.)

Artisan (Route de I'). - Du carr. de la Gorge aux Néfliers à r. du Milan. - GORGES ET PLATIÈRES D'APREMONT. VI.

Artistes (Route des). - Du carr. du Bas Bréau au carrefour de l'Epine. - Bas BREAU. VI.
Art.
- Ballue (Pierre-ERrnest. S. 1878. - Borchard (Edm.). Exp. F. 1891. - Chaigneau (Fd). Vente 1891, La Futaie, chemin des Artistes.- Drevet (Mlle Marie). S. 1883. -Richet (Léon).S. 1877. -Trouville (Henri-Ch.). S. 1887 fusain. - Watelin (Louis-Fd-Victor). S. 1870.

Aspic, (Route de l'). - Du carr. des Petits Feuillards à r. de Milly. - PETITS FEUILLARDS. V.

Assassinat (Route de I'). - Du carr. des Ventes Cumier au carr. des Tapisseries. - VENTES CUMIER. III.
Nom donné en mémoire du garde Marthe assassiné en 1815. Presque sur le bord de cette route, à gauche en allant du bornage de Recloses au carrefour des Ventes Cumier, a été placée, non loin de la route Marthe, sur un hêtre, une plaque noire avec cette inscription en blanc :
A LA MÉMOIRE / DU GARDE FORESTIER MARTHE / ASSASSINE ICI PAR DES DÉLINQUANTS / LE 26 AOÛT 1815.

Attaque (Route de I'). - De r. Ronde à r. des Érables et Déluge. - ÉRABLES ET DÉLUGE. III.

ATTELIER  GRAND JEAN. V. Lieu dit cité par le P. Dan près du Puits du Cormier ; canton indiqué sur les plans de 1778, 1809. L'atelier se dit d'une carrière de grès. II y existait deux Parquets. Ce canton a été compris dans le Grand Parquet, lorsque celui-ci a été constitué par arrêt du Conseil du 15 février 1753.

Attraction (route de I'). - De r. Cupidon à r. nat. n° 51. - ROCHER DU mont MORILLON, CHAMP MINETTE. IV.

Attraits (Route des). - De r. de Cupidon au carr. de I'Embrassade. - ROCHER DES DEMOISELLES, IV.

Aube (Route de I'). - De r. nat. n° 51 à r. d'Achères. - ROCHER DE LA COMBE. IV.

Aubier (Route de I'). - De r. de La Faluère au bornage. - PLAINE DU ROSOIR. II.

Audinet (Route). - Du bornage au ch. de gr. comm. n° 137, à l'inters. de la r. Barillon. - PLAINE DE BOIS LE ROI. IX.Coupée par le chemin de fer.
Un Audinet est marguillier de la paroisse de Fontainebleau en 1773. Un Audinet est acquéreur de I'hôtel des Grands Audienciers en 1793.

Audriettes (Route des). - Du Nord au Sud. - LES POMMERAIES. Hors de la forêt. Nom d'ancien lieu dit.

Augas (Carrefour de la Croix d'). - (Voir Croix d'Augas.)

Augier (Route). - De r. du Chêne Feuillu au carr. des Placereaux. - LES SENTIERS D'AVON, LES PLACEREAUX. II.

Aumale (Carrefour d'). - Inters. des r. d'Aumale, Jean Bart, du Luxembourg. - ROCHER CASSEPOT. IX.
Le duc d'Aumale, fils de Louis-Philippe, né à Paris le 16 JANVIER 1822.

Aumale (Route d'). - De r. de la Butte à Guay à r. de La Boissière. - LA BEHOURDIERE, ROCHER CASSEPOT, PLAINE DE SAMOIS, LA BOISSIERE. IX.

Autour (Route de I'). Du carr. du Mont Fessas à r. de la Tillaie. - MONT FESSAS, FOSSE, à RATEAU. V et VI.Ouverte par arrêt du 19 décembre 1724.

Avenir (Route de I'). - Du ch. de gr. comm. n° 63 à r. des Petites Mares. - VENTES à GALÈNE et MARE AUX FOURMIS. IV.

AVON. - Commune du canton de Fontainebleau, ayant pour dépendances La Cave Coignard, Changis, Le Monceau, Les Basses-Loges. La paroisse d'Avon comprenait même avant 1662 la ville de Fontainebleau. Le supérieur du couvent des Mathurins était en même temps curé d'Avon.
En 1770, 158 feux ou 400 communiants ; en 1840, 1117 habitants ; en 1881, 1241 ; en 1897, 2680.Anciens seigneurs : le Roi et les Mathurins. Cure : 700 livres à la nomination du général des Mathurins. Église des XI et XVIII siècles, réparée récemment. Patron : saint Pierre. Nombreuses pierres tombales.
Art.
- Archenault. S. 1879, Une distribution de prix à Avon. - A. Cassagne. S. 1883, Le village d'Avon, aquarelle. - Loisel. S. 1835, Vue du village d'Avon à la Croix de Guise. - A. Protche. Entrée du village d'Avon, eau-forte. 1873. - L'église d'Avon, lithographie Thierry.
 
Bibl. - Rapport sur la tombe de l'église d'Avon, par Aug. Le Prevot. Bulletin archéologique, 1843. - De Laborde. Registre de la paroisse d'Avon. Renaissance des Arts, t. II, 1855. - Antoine Vidal. L'église d'Avon et le meurtre de Monaldeschi. Paris, Quentin, 1879. - VI de Grouchy. Extraits des registres paroissiaux. E. Bourges, 1890.

Avon (Chemin vicinal d' à Moret). - D'Avon à r. nat. n° 5 bis. - PLAINE. D'AVON. 1.

Avon. - (Voir Rocher, Sentiers d'Avon.)

B

Bacchus (Route de). - De r. des Ventes du Lys au ch. gr. comm. n° 142. - PLAINE DE LA GLANDÉE, V Du LYS. VIII.
Bacs.
- Quand Le roi était à Fontainebleau, il disposait de bacs particuliers pour la chasse. Voici une note du service des Bâtiments : En 1783, les cinq bacs de chasse sont à Champagne, à Barbeau, à La Cave, au bois de Coulan, à Valvin ou à Vauve. Si Sa Majesté en veut aux deux endroits, il faudra qu'on en envoie un de la machine de Marly, comme on I'a fait il y a plusieurs années.. . Prévenir pour qu'on travaille aux berges. A. N. O1 1431. Après le départ du roi, on les remise à Melun.
Au commencement du siècle dernier, il n'y avait pas d'autre moyen de communication entre les deux rives de la Seine depuis Melun jusqu'à Montereau. Aujourd'hui les ponts de Chartrettes, Fontaine le Port, Valvins, Champagne, Saint Mammès, ont amené la suppression des bacs qui ne subsistent qu'à Barbeau et à Samois. De même sur le Loing, le pont de la Gravine a remplacé le bac d'Episy.

Banc du Roi (Carrefour du), aujourd'hui carrefour de la Butte des Moulins. - A l'inters. des r. de Buffon et du Calvaire. - PLAINE Du FORT DES MOULINS. IX.

Baraque à Guinet (Route de la). - Du carr. du Rocher de Milly à r. d'Occident. - ROCHER DE MILLY, V.
Petite construction appelée baraque à Guinet. Guinet était un garde, placé là en surveillance.

BARBEAU. - Le Petit Barbeau est un hameau, sur la rive gauche de la Seine, dépendant de la commune de SAMOIS.
Barbeau, ou le Grand Barbeau, est un hameau dépendant de la commune d'Héricy, sur la rive droite de la Seine.
L'ancienne abbaye de Barbeau, aussi sur la rive droite. de la Seine, dépend de la commune de Fontaine le Port.
Le Grand Barbaut et le Petit Barbaut sont lieux de queste, quand on chasse à courre dans les Buissons de Brie et que I'assemblée est au Chastelet (de Salnove).
Bibl.
- Factum pour les moines de Barbeau contre leur abbé commendataire, Me de Brichanteau, qui, sur 24000 livres de revenu n'en laissait que 4000 aux vingt religieux du couvent.

Barbeau (Carrefour). - Inters. r. de Barbeau, du Rouget, allée du Bornage, du Putois, Cavillon. -BOIS LA DAME. IX.

Barbeau (Route). - Du carr. Barbeau au carr. de Tournezy. - Bois LA DAME, QUEUE DE FONTAINE, PLAINE DE SERMAISE. IX.
Ouverte en 1706.
Art.
- Veyrassat. Vente 1884, Le chemin de Barbeau.

Barbier (Route des Ventes). - (Voir Ventes Barbier.)

BARBIZON. - Hameau dépendant de la commune de Chailly en Bière, canton Sud de Melun ; il existait dès I'an 808, année de la création de la paroisse (Barbitio).Ancien seigneur : I'abbé de SAINT PÈRE de Melun. Barbizon avait droit d'usage. (P,. Dan),. Arrêt de 1261, rapporté dans les Olim. 1. 144.Il est question de Barbizon dans une charte de PHILIPPE-AUGUSTE d'octobre 1222 par laquelle I'abbé de Saint Père de Melun cède au roi ses droits dans le breuil de Barbizon, et dans une charte de Jean I, du 4 août 1351, par laquelle les habitants sont autorisés à se servir des genévriers de la forêt pour élever des clôtures (Stein).Quoique la seigneurie de Barbizon ait toujours appartenu à I'abbé de Saint Père de Melun, il a existé cependant, un René de Barbuison, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, qui habitait en août 1583 à Saint Martin en Bière. Depuis 1830, lieu de séjour de plusieurs générations d'artistes ; la première a produit une complainte, devenue célèbre, qui n'a pas encore été intégralement publiée. La voici :

Une auberge à la lisière
D'la forêt d'Fontainebleau,
Là vont y manger du veau
Les peintres à la lisière.
Ces peintres de Barbizon
Ont des barbes de bisons.

C'est I'auberge du pèr' Ganne
On y voit de beaux panneaux
Peints par des peintres pas no-
Vices et qui n'sont pas ânes
Les peintres de Barbizon
Peignent comme des bisons.

On y voit des pétarades
De Diaz de la Peña :
Des fagots verts, ous' qu'y a
Des jaun's d'oeufs en marmelades.
Ce peintre de Barbizon
A la tête d'un bison.

Diaz, avec sa patte adroite,
Quand il va peindr' son fatras,
A tous il donne le pas ;
Aussitôt chacun en boîte.
Ils le suivent à Barbizon
Comme un troupeau de bisons.

Ledieu sur tous les murs bâcle
L'grand homme et son p'tit chapeau.
C'est à I'fair' fuir d'Fontain'bleau
Comme au temps d'la grand' débâcle.
Les cerfs, dans ses chasses, ont
L'élégance du bison.

Français à la barbe raide
A peint du vert et du bleu
Entre la glace et le feu,
Aussi c'est un peintre tiède.
Il jabotte à Barbizon
De Fourrier, comme un bison.

Wéry, gloire sans pareille
Pour ses dîners chers cotés,
A Barbizon fricotte, et
N'fait que potag's à l'oseille ;
Ses tableaux couleur gazon
Transporteraient un bison.

Martin a peint une botte
D'échalott's et d'harengs saurs
De ces harengs I'art en sort ;
Les chats lèchent l'échalotte,
Et tombent en pâmoison
Devant ce savant bison.

Qui rôtit sa nourriture
Sur ces rocs? c'est Paturot
Comm' l'lndien, il fait son rôt
Et s'croit plus près d'la nature..
II tomb'rait en oraison
Pour des grillad's de bison.

Parmi ces grands noms on voit
Rousseau dont rien on ne voit.
Quand par hasard on en voit
Queuq'chose, rien on n'y voit.
Les jurés sont des oisons
Qui n'valent pas des bisons.

Citons encore, ô ma Muse!
Guignet, peintre, qu'on cognait ;
Coignet, peintre, qui guignait
La gloire qui I'homme amuse.
Pour peindre, ils brav'nt la bise, on
Les prendrait pour des bisons.

Et pour dire tous les fastes
D'la forêt de Fontain'bleau,
Citons : Fontaine, Belot,
Dont le palais est fort vaste ;
Avec I'appétit qu'ils ont
Ils mangeraient un bison.

Guillemin, de gloire avide,
Pour lui seul un panneau prit ;
II y mit tout son esprit
Et le panneau resta vide.
Ses cheveux hérissés ont
L'aspect de poils de bison.

Brissot y vient voir Toudouze.
Toudouze y vient voir Brissot.
Pour les verts ils font assaut :
Cent tableaux d'eux en val'nt douze.
On préfère avec raison
Les verr's pleins de Barbizon.

Un peintre de bonne trempe
A Chailly coule ses jours :
Barbizon demand' toujours
A quand Decamps en décampe.
S'il venait à Barbizon
II serait roi des bisons.

Tous ces grands homm's en peinture
Vêtus comme des gorets
Ils s'en vont dans la forêt
Fair' du chic d'après nature.
Avec un cloporte ils ont
L'adress' de faire un bison.

D'autres vont couper des cannes
Et font la guerre aux moiniaux
Du rest' pour tuer les moiniaux
Rien d'tel que les barbe à cannes.
On dit : sarbacann', mais on
Peut dir' Barbe à Barbizon.

Près de la mare aux Evées
Ils entassent leurs effets
Et nag'nt à I'heur' des effets
Comm' des grenouill's éprouvées,
Barbottant sans caleçons,
Pas plus décents qu'des bisons.

Car avec de l'esprit d'vin
Ils feront vivre leurs oeuvres..
Seul'ment l'esprit à foison
N'se trouv' pas à Barbizon.

Les piocheurs plaçant leur tente
Dans des chemins pas trop doux,
Plant'nt leur piqu' dans les cailloux,
Les cailloux piquent leur pIante...
La plante des pieds qu'ils ont
N'vaut pas celle des bisons.

Deux rochers avec trois chênes.
Trois chên's avec deux rochers,
Des chênes tout bancroche, et
Des rochers qui font la chaîne.
Quels jolis horizons ont
Les peintres à Barbizon!

Sans lanternes ni sans torches,
Le soir on rentre à bon port.
L'on mange comme des porcs
Et l'on boit comme des porches,
Certain vin de Barbizon
Qui f'rait valser les bisons.

Puis, ô douce jouissance!
Dans les draps sentant le thym
L'on s'endort jusqu'au matin
D'un sommeil plein d'innocence,
Car l'on garde à Barbizon
L'innocence du bison!

Le berger, couronné d'aches,
A l'aub' jou' des airs nouveaux ;
Sa corne éveille les veaux
En même temps que les vaches.
Ache rime à vach'. Posons
L'ache au berger d'Barbizon.

Mais je m'arrête tout morne ;
Au fait, ce n'est pas joli
Que de se voir hors du lit
Entraîner par une corne.
Ceux qui fir'nt ces chansons sont
Des bard's à barb' de bison.

L'insouciant, le joyeux GUILLEMIN, le hardi PATUROT, le profond CANUT, le séduisant Alexandre MANCEAU, CHALLAMEL le vertueux et le romantique TENlNT restituent à leur bon ami Monsieur GANNE, hôtelier des artistes de Barbizon, ces délicieux couplets qu'ils ont trouvés au fond de ses bouteilles (1). - Fait à Barbizon, le 15 août, an de grâce 1846. . -

(1).La plupart de ces artistes peuvent être facilement identifiés. Inutile d'insister sur DIAZ, ROUSSEAU, DECAMPS, FRANCAIS.- Alexandre-Damien MANCEAU, graveur et auteur dramatique, secrétaire de Mme George Sand, né en 1817, mort en 1865, a exposé de 1841 à 1861. II a gravé d'après K. Bodmer. - Pierre Hyppolite MARTIN, peintre, né en 1819, élève de Decamps, a exposé de 1841 à I868. - Jean-Adrien GUIGNET, peintre, né en 1816, médaillé, a exposé de 1840 à 1848. - Jules-Louis-Philippe COIGNET, peintre, médaillé et décoré, a exposé de 1824 à 1860. Dès 1833 il peint un Intérieur de la forêt de Fontainebleau. - Félix-Saturnin BRISSOT DE WARVILLE, peintre, né en 1818, a exposé de 1840 à 1868 ; il est devenu régisseur du Palais de Compiègne. - Emile TOUDOUZE, peintre, a exposé de 1844 à 1850. - Pierre-Joseph CHALLAMEL, peintre et lithographe, né en 1813, a exposé de 1835 à 1848. - Alexandre-Marie GUILLEMIN, né en 1817 médaillé et décoré, a exposé de 1840 à 1879 ; il s'était retiré à Bois-le-Roi. - Victor WÉRY, peintre et graveur, a exposé de 1839 à 1852. - Deux peintres LEDIEU, Alexis et Philippe, exposaient dès 1836 et 1838 des paysages et des chasses de la forêt de Fontainebleau. - Plusieurs peintres ont porté le nom de FONTAINE. - Les autres noms ont peut-être été altérés. PATUROT, ne serait-ce pas GEROME, l'illustre peintre-sculpteur, membre de l'Institut, qui a certainement habité Barbizon ? - Le profond CANUT n'est autre que M. Louis-Alphonse LECANU, avocat à la Cour de Paris, préfet pendant la guerre, juge de paix du VI° arrondissement, mort à Bois-le-Roi en 1899. -

D'autres additions anonymes y ont été apportées ; en voici un exemple :
Le neuf mai cinquante-quatre,
Mons Lejeune et Pigeory,
Heureux de descendre ici,
Ont copié quatre à quatre
La complainte des bisons
Vénérée à Barbizon.

Où sont les bisons d'autrefois
Avec leurs barbes de satyre,
Aux chapeaux grands comme un pavois,
Qui, le soir, en sortant des bois
Soupaient gaiement avec des pois,
Rabelaisant dans un fou rire?

Ces petits messieurs élégants
Qui chez Luniot font grand'chère
Et ne peignent qu'avec des gants
Se pensent-ils les vrais enfants
De si drôlatiques grands-pères?...

9 mai 1852

Ainsi il y a cinquante ans on se plaignait déjà des changements opérés à Barbizon : que cela nous rassure sur les regrets qu'on exprime aujourd'hui sur son compte. L'hôtel Ganne n'existe plus ; l'hôtel de I'Exposition a changé de main ; les rapins d'autrefois sont devenus des propriétaires, membres du jury, décorés. Qu'importent ces transformations? elles prouvent la vie, et Barbizon est plus vivant que jamais.

Art.-Ballue (Pierre-Ern.). Salon 1876, La plaine de Barbizon. - Bodmer (Henri). S. 1883, La marnière.- Chabrié (Ch.). S. 1878, Maison de Théodore Rousseau. - Chaigneau (Fd). S.1867 Cour de ferme ; S. 1869, La rue ; S. 1874, Berger fuyant l'orage ; S 1878, La ferme ; S. 1888, La plaine ; vente 1891, Le chemin de la Messe ; Les rochers des Mucets ; S. 1893, Le matin ; vente 1894, La rue ; Soleil couchant, etc. - Chevillard. S. 1873, Le chemin de la Belle Marie. - Cock (Xavier de). Troupeau de vaches. - Colin (Paul-Alf.). S. 1875, Forêt près Barbizon. - Comble (P.). S. 1892, La maison abandonnée ; La plaine ; Exp. F. 1893, La maison de Diaz ; 1895, Un puits. - Diaz. Vente 1885, La plaine ; La route. Drouin. Cour d'auberge, eau-forte et tableau. - Dutilleux (H.-J.-C.). S. 1857, Route de Barbizon. - Elmerich (Ch.). S. 1878, Entrée de la forêt ; Intérieur d'une cour, aquarelles ; S. 1882, Intérieur d'écurie, dessin ; S. 1884, 1885, Intérieurs, aquarelles.- Gardette (Louis). S. 1890, Le rouleau, plaine de Barbizon. - Gassies (Georges). S. 1865, Une allée, effet de neige ;. S. 1872, La porte de Barbizon, effet du soir ; S. 1875, La fête ; Le bout du village ; S. 1881, 1887, Coin de bois ; Le moulin ruiné, gouache. - Gâtines.(René de). S. 1882, Dans la plaine. - Gourdet (P.-Eug.). S. 1874, Souvenir, fusain. Hamelet -Griffiths. S. 1887, Dans la forêt, près Barbizon. - Havet (H.-Ch.-J.). S. 1883, Les champs. - Herson (Em.). S. 1867, Le village, vu de la route de Macherin ; Intérieur de la cour de l'hôtel Luniot ; S. 1868, aquarelles. S. 1869, Le chemin de la Belle Marie ; Le village près de l'entrée de la forêt, aquarelles.- Jacque (Charles). 1850, Bornage ; La rue de Barbizon, eaux-fortes ; Exp. Marseille 1859, Paysage à Barbizon. - Jacque (Léon). -Eau-forte. - Jacque (Frédéric). Suite d'eaux-fortes pour Le Livre d'or de J.-F. Millet. - Lafitte (Théod.). S. 1852, ,Une cour de paysan. - Lavieille (Eug.). S. 1853, Entrée par la porte aux Vaches ; Intérieur de cour ; S. 1855. Une basse-cour. - Malont (Louis). 1835, Vue prise aux environs de Barbizon. - Millet (Jean-François). S. 1850, Le semeur. (le moulin ruiné est à l'horizon) ; Exp. U. 1867, L'Angélus (au loin le clocher de Chailly) ; vente 1875,.Rochers et pommiers ; 1863, vente Gavet : L'entrée de la forêt, effet de neige ; Meules et troupeau de moutons ; Fendeurs de bois ; La plaine, pastels ; vente A. Sensier : Un jardin, pastel ; vente Tillot Le jardin de Millet, pastel. - Millet (Jean-Baptiste). S 1874, La ferme, aquarelle. - Millet (François). S.,1880, détour de pâturage. - Ladislas de Paal. Vente 1880, Environs de Barbizon. - 0. de Penne. Fête de Barbizon, 1858, dessin -gravé. Radmisky. S. 1893, Un jardin. - Richet (L.). Vente II.L. 1873, Environs de Barbizon ; S. 1876, Bornage. - Rousseau (Théod.). S. 1851. Village de Barbizon, effet de printemps ; S.1855, Plaine de Barbizon, effet du soir ; Un coteau cultivé ; S. 1859, Bornage de Barbizon (1) ; Lisière de bois ; S.1866, Bornage ; vente posthume : Grands peupliers dans la plaine ; Soleil couchant ; Un jardin ; La plaine ; Rochers dans la plaine ; Champs cultivés et bois de la Plante à Biau, Les pommiers de la Belle Marie ; Peupliers à la porte de Rochefort ; Une rue, effet de lune ; Effet de crépuscule ; Sortie du bois de Macherin ; Sentier dans la plaine ; Bois et plaine sur la route de Fleury ; Plaine couverte de blés ; Petit bois de la Belle Marie. - Sauvageot. Hôtel des artistes ; Maison de Millet, dessins gravés. - Servin (Améd.-E.). S. 1853, Entrée du village. - Smith (Geo). S. 1876, La forêt aux environs de Barbizon. - Trouville (H.). S. 1883, Neige à Barbizon, fusain. - Vernon (P.). S. 1877, Plaine. - Wery (Vict.). S. 1848, Une chaumière. - Wagrez (Edmond). S. 1859, Paysage. - Wintz (Guill.). S. 1865, Une basse-cour. Zuber S. 1891, Fin de saison.

(1). Le tableau qui a été gravé sous ce titre représente une Ferme dans les Landes, Pourquoi ce changement de titre? Probablement pour la même raison qui est donnée par Beraldi, à l'occasion d'une planche de Chauvel, intitulée : A Samois, près Valvins, où sont figurés des oliviers, "Ici, dit Beraldi,-il est évident que le lecteur va nous faire une objection: Samois est situé près de la forêt de Fontainebleau. Or il est généralement admis que dans cette forêt il ne pousse pas d'oliviers - Réponse : Le paysage est une vue des environs de Montpellier. Mais un paysage qui se respecte ne peut avoir été fait que dans la forêt de Fontainebleau ou autre localités consacrées, dont Montpellier n'est pas. Voilà pourquoi Cadart (l'éditeur) a tenu à baptiser cette planche : A Samois, près Valvins." On explique de la même façon qu'une planche de Paul Huet, représentant un étang près de Compiègne a été nommée par Cadart : près de Fontainebleau.

Barbizon (Route de). - Du carr. de la croix du Grand Veneur au bornage. - PLAINE DE CLAIR BOIS, BAS BREAU. VI.
Sur un rocher, à droite de la route en sortant du hameau, se trouve le monument Millet - Rousseau, par Chapu, inauguré le 21 avril 1884.

Barbizon (Chemin de - à Samois et à Bois le roi).
Du bornage à r. de Chailly à Samois et à Bois le Roi. - VENTES CHAPELIER, BAS BREAU. VII.

Barbizonnières (Les). - Bois hors la forêt. Terroir de Barbizon.
Du 14 juin 1627. Vente par Germain Gornay et Jeanne Marteny à Jehan Jalnet, vigneron ; à Mascherin, de six perches de bois et friche, terroir de Barbizon, lieu dit les Barbizonnières, le long du chemin tendant a Saint-Martin-en-Bière.
Art. -
F. Chaigneau. S. 1873, La Barbizonnière ; vente 1891, Le chemin de la Barbizonnière, dessin. - Edm. Luniot. S. 1876, Le soir, à la Barbizonnière.- Th. Rousseau. Vente posth. Sentiers dans les Barbizonnières, aquarelle ; Rocher et bois de la Barbizonnière.

Barillon (Carrefour). - Inters. des r. Barillon, de l'Enquête, de la Plaine de Bois le roi. PLAINE DE Bois le roi. IX.
M. Barillon d'Amoncourt, grand réformateur de la forêt de Bière en 1664.
Ce carrefour s'appelait autrefois carrefour des Repeuplements de La Boissière (carte des chasses de 1809). Les plantations ont été.faites en 1774 (carte de 1778).

Barillon (Route). - Du chemin de gr. comm. no 116 au ch. de gr. comm. no 137. - PLAINE DE Bois le roi. IX.

BARNOLETS (Les). - Canton de 155 hectares 80 ares 48 centiares. IV.
Les Bernoulets, lieu de queste quand l'assemblée pour la chasse à courre est à la Croix de Souvray (de Salnove). Bois des Bernolets (plan Defer). On y fait des coupes en 1620, 1623, en 1742, du côté d'Ury.
L'étymologie est peut-êtrc Bardeam, Bardolet, petit mulet, par corruption Barnolet. la Touche aux Mulets est voisine.
Le 22 mars 1621, F. Pierre Pépin, ministre du couvent de la Sainte-Trinité, baille à nouveau cens " toutes et chascunes les terres, frisches, boys taillis, buissons, bruyères, assis sur les terrouers d'Aschères et Ury, contenant suivant les chartes de fondation cent soixante dix arpents, scitués dans l'enclos de la forest de Bière, clos du costé des champs des particuliers de murailles par endroits et du costé de la forest de fossez aussi en plusieurs endroits. . . " C'est à peu près la moitié du triage des Barnolets qui compte 804 arpents. Le domaine royal n'est rentré en possession des parties donnèes Par saint Louis aux Trinitaires que sous le règne de Louis XV. II fallut alors indemniser et les religieux et leurs preneurs à cens. Le curé d'Achères, messire Simon Rouillon, figure dans le bail de 1621 pour 40 arpents. On remarquera qu'il résulte.de la description des lieux que les murailles qui servaient d'enclos à la forêt sont antérieures à la fondation :  Le 12 septembre 1669, bail par le marquis de SaintHerem à Gilles Vigneron, moyennant 400 livres et quatre douzaines de lapins par an, d'une garenne située dans la forêt de Bière, " tenant d'une part au chemin de Fontainebleau à Aschères depuis le coin des Barnollets jusques au coin dud. bois entrant dans la forêt., continuant au - dehors de la d. forêt selon la muraille et fossé qui servoit cy devant de closture à la d. forest, jusques au chemin qui descend de la Coste Brulée, en remontant selon les Ventes de l'Esguisoir et centier des Vaches d'Açheres, revenant gagner directement le coin desd. Barnollets, avec droit de poursuivre les lapins ès rochers circonvoisins ".

Barnolets (Carrefour des). - Inters. des r. des Barnolets, des Béorlots, du Taureau. - LES BARNOLETS. IV.

Barnolets (Etoile des). Ancien nom du carrefour du Chêne aux Chapons (plan de 1809).

Barnolets (Route des). - De r. de la Grande Mare au bornage. - FORTS DE MARLOTTE , VENTES NicoLAS, VENTES RIGAUD, CAVE Aux BRIGANDS, MARCHAIS OLIVIER ET COULEUVRE, LES PRIMEVÈRES, LES VENTES LOPINOT ET CLOS Du Roi, VENTES à GALÈNE ET MARES AUX FOURMIS, PETITES MARES ET VENTES COQUILLARD, CLOS HÉRON, Bois DES SEIGNEURS, LES BARNOLETS. III et IV.
Ouverte en vertu de l'arrêt du 16 mars 1721.
Art.
- Allongé. Vente 1890, Dans le sentier des Barnolets, aquarelle.

BAS BREAU (Le). - Canton double, appartenant à deux gardes ; il compte 114 hectares 55 ares 38 centiares sur la garde de la Croix du Grand Veneur (VI), et 57 hectares 99 ares 74 centiares sur la garde de BelleCroix (VII).
Ancien fief. Le Bréau de Fontebleaudi est cité dans un olim de 1270 comme une partie de la forêt où les gens de Bois le Roy, Samois et Fontainebleau, avaient droit d'envoyer leurs porcs.
Le 8 juillet 1627, marché pour transporter au château de Courances du bois carré, c'est-à-dire destiné à la construction, provenant d'une coupe du Bas Bréau.
Art.
- Anastasi. 1858, Dessin gravé dans l'Illustration. - Asselbergs (Alph.). S. 1884, Le Bas Bréau, près Barbizon. - Bléry (Eug.). 1860, Les deux gros chênes, eauforte ; 1865, Intérieur de forêt, eau-forte. - Bodmer (K.).Au Bas Bréau, gravure ; vente 1886, La harde au Bas Bréau. - Bourgeois (P.-J.). S. 1835,Vue prise dans le Bas Bréau. - Cassagne (Armand). S. 1859, Vue prise au Bas Bréau, aquarelle.- Ceramano. Exp. F. 1893, L'ouragan du 4 juillet 1893. - Chaigneau (Ferdinand). S. 1869, 1870, 1872, hêtres et chênes, intérieur de forêt dans le Bas Bréau. Couder (Mme Auguste), née Klein. S. 1848. Vue prise au Bas Bréau, eau-forte. - Delessard (A. J.). S. 1848, Chemin allant du Bas Bréau à Barbizon. - Desportes (Francisque). Exp. F. 1891, Sous bois. - Diaz de la Peña (Narcisse). S. 1814, 1847, Vente 1857, 1868, l'Entrée du Bas Bréau, grav. par Greux. - Dutilleux (H.-J.-C.). S. 1857, Vue prise dans les rochers du Bas Bréau. Flamant (Charles). S. 1881, Au Bas Bréau, aquarelle. Flandrin (J.-P.). S. 1875, Souvenir du Bas Bréau. - Forest (Eugène-H.). S. 1849, Etudes peintes au Bas Bréau. - Galle (L.-O.). S. 1848, Au Bas Bréau. - Gassies (J.-B.-Georges). S. 1868, L'hiver ; S. 1886, Soleil couchant, aquarelle. - Georget (Ch.-J.). S. 1877, 1879, Un sentier ; L'automne au Bas Bréau. - Guesnu (M.- H.) S. 1842, Le Bas Bréau, eau-forte, d'après Thierrée. -Hérisson (L.-Fr.). S. 1836, Vue prise au Bas Bréau. Jacque (Frédéric). Eau-forte. - Jung (Th.). S. 1850, Le Bas Bréau. - Labbé (Em.-Ch.). S. 1845, Etude d'après nature au Bas Bréau. - Lambert (Ant.-Eug.).S. 1857, Souvenir du Bas Bréau. - Lavieille (J.-A.).S. 1859, Gravure d'un dessin d'Anastasi. - Le Camus (Louis). S. 1876, Effet de neige dans le Bas Bréau. Lepère (Louis-Aug.). S. 1887, Au Bas Bréau. - Leroy (Louis-Jean). S. 1837, Le Bas Bréau, lithographie ; S. 1849, Lisière du Bas Bréau et des Gorges d'Apremont. Martial, Vieux chênes au Bas Bréau, eau-forte. - Masson (Eugène). S. 1877, Le Bas Bréau. - Masson (Francis). S. 1840, Vue prise au Bas Bréau. - De Montholon (F.-R.). S. 1881 -Matinée d'hiver dans le Bas Bréau. Niederhausen-Koechlin (de), dit Fritz. S. 1868, Vue prise dans le Bas Bréau, - Papeleu (Victor de). S. 1863, Le Bas Bréau. - Paris (Camille). S. 1865, Le Bas Bréau en hiver, dessin. - Renié (Jean -Emile). S. 1875, Le soir dans le Vieux Bas Bréau. - Rimbod (Ch.). S. 1868, Un chemin au Bas Bréau., fusain. - Rodet (Mlle Anne). S. 1839, Route au Bas Bréau. - Rousseau (Théodore). S. 1851, Haute futaie ; Entrée du Bas Bréau ; Vente posth., Allée dans le Bas Bréau ; Sortie du Bas Bréau sur les Gorges d'Apremont ; Dessous de bois ; Etude de hêtres ; Chênes du Bas Bréau, à l'extrémité de l'allée aux Vaches ; Chêne à l'entrée du Vieux Bas Bréau ; Lisière du Bas Bréau, sur la route de Chailly ; Hêtre sur le bord d'une route ; Les grands chênes du carrefour de la Reine Blanche ; Coup de soleil dans une clairière du Bas Bréau (Braun) ; Les grands chênes du Vieux Bas Bréau (Goupil et Braun) ; Lisière du Vieux Bas Bréau ; Intérieur du Bas Bréau. - Sargent (Alf.-Louis). S. 1864, Gravure sur bois d'après K. Bodmer. - Schetz (Jules). S. 1843, Vue prise dans le Bas Bréau. -Teinturier (Louis-F.-Y.). S. 1857, Le Bas Bréau. - Thienon. S. 1850, Rochers, bois, études au Bas Bréau. - Thierrée (E.-S.). S. 1841, Le soir, étude de chêne, gravé par Guesnu. - Thurneyssen (Th.). Exp. F. 1890, - Vernon (Paul). S. 1878, Le Bas Bréau. - Vuillefroy (F.-D. de). S. 1870, Le matin dans le Bas Bréau. Wacquez (A.-A.). S. 1859, Dénicheurs d'abeilles au Bas Bréau. - Wagrez (Edm.-L.-M.). 1869, Le Bas Bréau.. -- Wéry (Charles). S. 1841, -Etude d'arbres. - Wery (Victor). S. 1846, 1852, Futaie, vue prise au Bas Bréau.
inscription relevée sur un hêtre du Bas Bréau.

Ne salissez-donc pas de vos noms éphémères
Ces vaillants spectateurs des siècles écoulés ;
Mais comme eux soyez forts! Point de vaines chimères!
Résistez! Soyez grands! Vos noms seront sauvés!

Un autre hêtre, sur le bord de la route de Paris, porte la signature : DIAZ.

Bas Bréau (Carrefour du). - Inters. des r. de Barbizon, Marie-Thérèse, des Artistes, sentier de la Caverne des Brigands. - BAs BRÉAU. VI.
L'empereur Napoléon III y déjeune avec toute sa cour le 23 juin 1863. (Croquis de Moulin dans le Monde Illustré.)
Art.
- Vionnois. Exp. F. 1893. Carrefour du Bas Bréau, le matin.

Bas Bréau (Route du). Du carr. de l'Epine au bornage. - BAs BREAU. VI.
Art.
- Th. Rousseau. Vente posth. : Route de l'Epine, au Bas Bréau.

Base (Route de la). - De r. Tournante des Ventes Alexandre à r. de la Gorge aux Néfliers. - VENTES ALEXANDRE. VI.
Nom donné en 1899 à une partie de la route des Mathurins.

Basse (Route). - Du ch. de gr. comm. n° 137 au ch. de gr. comm. n° 137. - Bois DE LA MADELEINE. IX.

BASSE POMMERAYE (La). - Ancien canton : lieu de queste, quand l'assemblée pour la chasse à courre est à Chailly (de Salnove).
Les Pommeraies, ou les Bois des Pommeraies, font partie de la forêt de Fontainebleau au point de vue administratif. VIII.

BASSES LOGES. - Hameau de la commune d'Avon.
Prieuré fondé en 1310 par Henri d'Autry, desservi d'abord par les religieux de la Charité, appelés Billettes ; le prieuré fut cédé en 1633 aux Carmes réformés de la province de Touraine.
Art.
- Saint Marcel. S. 1876, Ancienne cour, aux Basses-loges, aquarelle. - Tanzi (Léon). S. 1890, La voie ferrée, aux Basses-loges.
Bibl. - L'abbé Estournet. Le Prieuré des Basses Loges et le fief de Changy. Fontainebleau, M. Bourges, 1900 ; in-8°.

Basses Plaines (Route des). - De r. des Hautes Plaines au bornage. - ROCHER DEs HAUTES PLAINES. V.

Bassompierre (Route de). - De la route du Bréau au carrefour des Héronnières.- QuiNcoNCE D'AvoN. 1.
Bassompierre, né en 1579, colonel général des Suisses, ambassadeur et maréchal de France, mort en 1646. C'est lui qui paria contre Henri IV que le grand Canal ne serait pas rempli en deux jours, et qui gagna son pari.

Batterie (Route de la). - De r. Vannier à r. d'Orléans. - PLAINE DU PUITS DU CORMIER (Polygone). V.

Battue (Route de la). - Du carr. Sableux au bornage, ou route du Bineur. - PLAINE DE SERMAISE. IX.

Baudelu. - Ferme dépendant de la commune d'Arbonne, ancienne commanderie du Temple, supprimée en 1385 ; ancienne chapelle Saint-Blaise.

Baudrillart (Route). - Du chemin de fer au carr. de la Butte des Moulins PLAINE DU FORT DES MOULINS. IX.

Baudrillart (JACQUES-JOSEPH), agronome, né à Givron en 1774, mort en 1832, auteur d'ouvrages sur les forêts.

Beauté (Carrefour de la). - Inters. des r. de la Beauté, de Valmy, de la Joie, du Vert Galant, de l'Affectation, du Rossignol. - ROCHER DES DEMOISELLES. IV.

Beauté (Route de la). - Du carr. de la Beauté au carr. des Adieux. - ROCHER DES DEMOISELLES, PLAINE DES GRANDS GENIÈVRES. IV.

Beau Tilleul (Route du). - De r. Ronde au carr. de Belle Vue. - MONTS DE FAYS. VII.
Arbre planté au centre du Cabinet de Monseigneur, appelé aussi carr. du Beau Tilleul. Le nom de la route est moderne.
Voir Cabinet de Monseigneur.

BECASSIERES (Les). - Ancien canton, figurant sur la carte de 1778, supprimé sur la carte de -1809. VIII.
La Bécassière est lieu de queste quand l'assemblée pour la chasse à courre est à Chailly (de Salnove). On y fait des coupes en 1611, 1612, 1620, 1625. Jean de Beaune y est adjudicataire d'une vente en 1721.
Le mot Bécassière manque dans les dictionnaires lieu où l'on chasse les bécasses.

Bécassières (Carrefour des). Ancienne étoile. Inters. des r. des Bécassières, Ronde, du Marchais Artois, de la Boulaie. - VIEUX RAYONS. VIII.

Bécassières (Route des). - De l'ancienne r. de Bourgogne au ch. de Chailly à Bois le roi ou r. du Berceau. - VIEUX RAYONS, ROCHER CANON. VIII.
En 1780, on procède au bombage de la route venant de l'Étoile des Bécassières au chemin de Melun, appelée la Marre aux Cannes. Arch. Nat. O1 1427. C'est la route des Bécassières ou la route de la Boulaye.

Becfigue Route du). - De r. de la Fontaine aux Biches au carr. de la Butte du Monceau. Fait suite à la route du Perdreau, avec laquelle on la confond quelquefois. - BUTTE DU MONTCEAU. I.

BEHOURDIERE (La). - Canton de 148 hectares 37 ares 44 centiares. IX
Carrières de grès en exploitation en 1638, 1667. Le canton est replanté en 1775. Le plan de 1778 distingue le canton de la Béhourdière et le rocher de la Béhourdière, partie occidentale du Rocher CASSEPOT actuel.
C'est un ancien fief, d'après Domet. Béhourder est un vieux mot qui signifie jouter, quereller. La Béhourdière, lieu où l'on se bat.

Béhourdière (Carrerour de la). - Inters. des r. Domet, de Salnove, Sénancourt, Tournante de la Béhourdière. - LA BEHOURDIERE. IX.

Béhourdière (Route de la). - De r. de la Butte à Guay au carr. Jean Bart. - LA BÉHOURDIERE. IX.

Béhourdière (Route Tournante de la). - Du carr. de la Béhourdière à r. Tournante des Points de vue du CASSEPOT. - LA. BEHOURDIERE. IX.

Belair (Route du). - Du carr. des Buttes de Franchard au carr. de la Plaine de Macherin. - BUTTES DE FRANCHARD, CUL DU CHAUDRON. V.

Bélébat (Route). - Du ch. de gr. comm. n° 138 à la Seine. - Bois GAUTHIER. I.
Ancien lieu dit de la paroisse d'Avon.
Charles-Paul Hurault de l'Hospital, comte de Beu, seigneur de Belesbat, avait fort accomodé le jardin de Belesbat près de Fontainebleau, où les eaux et les bois sont admirables (dit Saint-Simon) et s'y était fort incommodé.

Belette (Route de la). - Du bornage, près du Buisson Mayard, au carr. Marrier. - PLAINE DE SERMAISE, QUEUE DE FONTAINE. IX.
  - Ancien canton près du Bois DE LA MADELEINE. IX.

BELLE CROIX. - La garde de la Belle Croix contient 21 cantons. : le Mont Pierreux, la Vallée de la Chambre, le Rocher du Mont Ussy, le Grand Mont Chauvet, la Butte aux Aires, le Gros Fouteau, les Hauteurs de la Solle, la Vallee de la Solle, le Rocher et Bas Saint-Germain, le Mont Saint-Germain, le Mont de Truies, le Rocher de Pierre Margot, la Longue Vallée, la Vente Chapelier, le Bas Bréau, la Plaine de Clair Bois, le Rocher du Cuvier Châtillon, le Mont Saint-Père, la Belle Croix, le Mont de Fays, occupant ensemble 1731 -hectares 86 ares 12 centiares.

BELLE CROIX. - Canton de 30 hectares 23 ares 46 centiares portant le nom de la garde. VII
Carrières de grès en exploitation en 1667.
Art.
- Berton (P.-E.). S. 1890, Marnière sur le plateau de Belle Croix ; S. 1892, Une mare, effet du soir. Berthelon (Eugène). S. 1873, Plateau de Belle Croix ; Exp. F. 1890, Janvier sur le plateau ; 1893, Vieux chênes à Belle Croix. - Bléry (Eug.). S. 1843, Vue du vieux chêne de Belle Croix, eau-forte, deux états ; S. 1847, Vue prise aux mares de Belle Croix, eau-forte. Boudier (Ed.-L,.). S. 1872, Plateau de Belle Croix. Ceramano. Exp. F. 1892, Un coin sur le plateau. - Coquard (Paul). S. 1877, Plateau de Belle Croix. - Cordier (Charles). S. 1879, Plateau de Belle Croix ; S. 1880, Coucher de soleil. - Dannequin. 1869, Plateau de Belle Croix, eau - forte pour l'Illustration nouvelle ; S. 1870, Effet du soir à Belle Croix, dessin. - Daubigny (Karl-P.). S.1868, Plateau de Belle Croix. - Defaux (Alexandre).S.1864, 1865, 1876, Plateau de Belle Croix. - Degallaix (Louis). S. 1879, 1880, Au printemps ; Avant l'orage, aux platières de Belle Croix ; Exp. F. 1887, Plateau de Belle Croix ; 1889, Sentier à Belle Croix. - Diaz. Vente 1885, Plateau de Belle Croix.- Gassies (J.-B.-Georges). S. 1870, 1877, 1880, 1884, Vues prises à Belle Croix ; Les mares, aquarelle. - Gelibert (J.-Bertr.). S. 1875, Hallali de cerf dans les mares de Belle Croix. - Georget (Ch.-J.). S. 1877, Plateau de Belle Croix. - Giroux (André). S. 1840. Vue prise aux mares de Belle Croix. - Jacque (Charles) Vente posthume, Plateau de Belle Croix. Lavieille (Eug.). S. 1850, Vue prise au plateau de Belle Croix (Musée de Lille). - Lepère (Louis-Auguste). S. 1888, Plateau de Belle Croix, gravure. Luniot (Edm.). S. 1879, Plateau de Belle Croix. Martin (Paul). S. 1880, Plateau de Belle Croix, eauforte. - Masson (Eug.). S. 1881, Plateau de Belle Croix. - Marx (C.). Exp. Basses - Loges, Près de Belle Croix, faïence. - Niederhauzen-Koechlin (de), dit Fritz. S. 1870, Sur le plateau de Belle Croix. - Ortmans (Fr.-Aug.). S. 1873, 1877, Les mares ; Une matinée d'automne. Paal (Ladislas de). Vente 1880, Plateau de Belle Croix. - Papeleu (Victor de). S. 1857, Plateau de Belle Croix, deux études. - Pitou (Camille). S. 1870, Plateau de Belle Croix.- Porcher (Ch.-Alb.). S. 1867. Au printemps. - Pron (Louis-Hector). S. 1846, Une mare. - Renié (J.-Em.). S. 1870, Plateau de Belle Croix ; S. 1883, Bouleaux au soleil couchant. - Richet (Léon). S. 1886, Vieux chêne à Belle Croix. - Riou (Edouard). S. 1868, Plateaude Belle Croix. - Rousseau (Théodore). 1837, Les bûcheronnes à Belle Croix, gravé par Lefort ; S. 1851, Plateau de Belle Croix ; vente posthume 1873, Mare sur le plateau de Belle Croix ; Monticule dans la descente du plateau,de Belle Croix, fusain ; Plateau de Belle Croix, fusain: Plateau de Belle Croix effet de givre. - Saunier (Oct.-Alfr.). S. 1873, 1876, aquarelles. - Thierrée (Eug.-St.). S. 1840, 1843, Hauteurs de Belle Croix ; Une mare ; S. 1852, étude de chênes. - Trouville (Henri-Ch.). S. 1880, 1881, à Belle Croix, fusains. - Van Marcke (Em.). S. 1872, Plateau de Belle Croix. - Vernon (P.). S. 1880, Plateau de Belle Croix.

Belle -Croix. - Erigée vers 1304 par Pierre Tapereau, s'il faut en croire l'inscription placée par .son descendant, Simon Tapereau :

DEUX CENTS ANS A QUE DANS CE LIEU
PIERRE TAPEREAU FIT POSER
UNE CROIX EN L'HONNEUR DE DIEU,
POUR LA VOIR A TOUS EXPOSEE
PUIS NAGUERES A FAIT APPOSER
SIMON TAPEREAU CETTE CY
PRIEZ DIEU QUE REPOSER
PUISSENT LEURS AMES SANS NUL SOUCY
LE MOIS D'AOUT MDIIII.

Les Tapereau, seigneurs en partie de Brolles, existaient encore au XVIIe siecle.Les plans Picard, Boisseau, Scotin, désignent cette croix sous le nom de Croix Tapreau. Détruite en 1793, elle a été réédifiée en 1827 sans l'inscription.

Belle Croix (Carrefour de). - Inters. des r. Ronde, des Ligueurs, du Luxembourg. - BELLE CROIX. VII.
C'est près de ce carrefour qu'eut lieu en 1871 le duel Soutzo-Ghika, qui coûta la vie à ce dernier. A quelques pas du sentier Colinet, une roche porte la date de ce triste événement.
Lieu de relais quand la chasse à courre est du côté de Chailly, de la Table du Roi ou de la Boissière (de Salnove).

Belle Croix (Route de la). - 1° Du carr. de la Solle à r. du Luxembourg. - VALLÉE DE LA SOLLE. VII.
2° Sur le plan anonyme de la Chalcographie, la route des Ligueurs porte le nom de route de la Belle Croix.
Bellefontaine
(Château de). - Commune de Samois, autrefois, dit Maison de la Chaudière ou du Chaudron, possédant une chapelle.
Propriétaires successifs : Lebas, maître tailleur d'habits. - Jacques Polissard, ancien juge consul de la ville de Paris, 29 décembre 1762. - 22 juillet 1767, demoiselle Marie-madeleine de Fay, † 2 frimaire an VIII. - 16 floréal an VIII, MM. de Fay ; veuve d'Evrard Germain Le Bret ; Germain François Letourneur ; Louis-Etienne Letourneur ; Marie-françoise henry Letourneur. - 22 vendémiaire an IX. Perpétue Aubert du Petit Thomas, épouse de Nicolas Bergasse.
13 juillet 1808. Nicolas Bergasse, l'adversaire de Beaumarchais.
Depuis, le château a été habité par le prince Troubetzkoï, mort le 11 juin 1874, et par le prince Orloff, son gendre, ambassadeur de Russie, mort le 29 mars 1885. Aujourd'hui il est la propriété du prince Orloff, fils du précédent, attaché militaire à l'ambassade de Russie à Paris.

Bellefontaine (Route de). - De l'inters. des r. Bezout et de Valvins (coupée par le chemin de fer) à r. de Bourgogne. - PLAINE Du FORT DES MOULINS. IX
Art. - Masson (Eug.). S. 1880, La Cavée, Bellefontaine.

Bellevue (Carrefour de). - Inters. des r. de Bellevue, du Beau Tilleul, Tournante des Longues Vallées, de la Femme. - MONTS DE FAys. VII.

Bellevue (Route de). - Du carr. de Clair Bois au carr. de Bellevue. - PLAINE DE CLAIR Bois, ROCHER CUVIER Châtillon, MONT DE FAys. VII.
Bélus (Le).
- Vieux chêne, aux Monts Girard, qui semble avoir joui autrefois d'une grande réputation.
Art.
- Nyon jeune, pinx. et sc.

Belvédère (Route du). - Du ch. de gr. comm. n° 58 à r. Verte. - ROCHER DES ETROITURES. III.

Belvédère de la Gorge aux Merisiers (Route du) Du Champ de Tir à r. du Veneur. GORGE AUX MERISIERS. V.

BEORLOTS (Les). - Canton de 127 hectares 18 ares 97 centiares. V.
Bonnaventure Pauly est adjudicataire en 1721 de la vente des Bois du Roy dits Béorlots. -
Ancien lieu dit. Vient-il de Béhors, un des noms du Butor?

Béorlots (Carrefour des). -- Inters. des r. de la Plaine de la Haute Borne, Circulaire, du Sapin Blanc, des Béorlots. - PLATIERES DES BEORLOTS. V.

Béorlots (Route des). - Du bornage au carr. des Béorlots. - LES BARNOLETS, LES BEORLOTS, PLATIERES DES BEORLOTS. IV et V.
Route ouverte en vertu de l'arrêt du 16 mars 1721.

Berceau (Carrefour du). - Inters. des r. Ronde, du Berceau, ch. de Chailly à Bois le roi, de la Mue, des Vieux Rayons, de la Mare aux Evées. MONT GAUTHIER, VIII.
Ce carrefour s'appelait autrefois simplement Le Berceau.

Berceau (Route du). - Du bornage de Chailly à r. nat. n° 5 bis. - VENTES CHAPELIER, VENTES à BAUGE:, MARE aux EVEES, MONT GAUTHIER. VII et VIII.
De la route du Marcassin au carrefour du Berceau, elle s'appelle chemin de Chailly à Bois le roi.

Berger (Route du). - De la r. Tournante des Ventes Alexandre au point de vue des Gorges d'Apremont. - VENTES ALEXANDRE. VI.

Beringhem (Carrefour). Inters. des r. Lemonnier, -Beringhem, de l'Espérance, N... - CHAMP MINETTE. IV.
Jean-Louis Beringhem était premier écuyer d'Henri IV. Après lui, le marquis de Beringhem fut premier écuyer de la petite écurie du roi, de 1645 à 1685. Son fils, Jacques-Louis, comte de Châteauneuf et du Plessis-Bernard, seigneur d'Armainvilliers, chevalier des Ordres, gouverneur des citadelles de Marseille, puis directeur des Ponts et Chaussées, lui succéda dans cette charge, 1651-1723.
Art.
- Un portrait de Beringhem, gravé par Moncornet, porte l'inscription: Belinghen. Dessin d'Horace Vernet, gravé en couleurs par Bourgeois de la Richardière: Aventure des bosquets dans le parc de Fontainebleau. Le roi, Beringhem et Mlle de la Vallière sont les personnages.

Beringhem (Route). - Du carr. de Cheyssac au carr. Beringhem. - PLAINE DES PiNs, BoiS DE LA HARDIE, CHAMP MINETTE. III et IV.

Berthe (Route). - De r. de La Trémoille (?) à r. Basse. - BoiS DE LA MADELEINE. IX.
Thomas Berthe, prêtre de la Mission, curé provisoire de la nouvelle paroisse de Fontainebleau, le 27 novembre 1661. Le premier curé, Antoine Durand, a été nommé le 23 décembre 1661. Est-ce son souvenir qu'on a voulu rappeler?

Besnard (Route du Rocher). - Voir Rocher Besnard.

BESSONVILLE. - Hameau dépendant d'Ury. Il avait droit d'usage (P. Dan).

Bezout (Route). - De la r. de la Tour Denecourt à r. de Valvins. - PLAINE Du FORT DES MOULINS. IX. Bezout, savant géomètre, né à Nemours le 81 mars 1730, mort aux Basses-loges le 27 septembre 1783, enterré à l'église d'Avon. Voici son épitaphe

GÉOMÈTRE SAVANT, PHILOSOPHE PAISIBLE
PÈRE, ÉPOUX, CITOYEN, AMI TENDRE ET SENSIBLE,
SON SAVOIR FUT PROFOND, SON ESPRIT PÉNÉTRANT.
IL CONNUT LES PLAISIRS QUE DONNE LA SAGESSE,
IL VÉCUT POUR LES SIENS, CULTIVA LEUR TENDRESSE
ET FIT DE LEUR BONHEUR SON BONHEUR LE PLUS GRAND
POUR SAUVER DE L'OUBLI SON NOM ET SA MÉMOIRE
CE MARBRE ÉTAIT SANS DOUTE UN TÉMOIN SUPERFLU
MAIS DES REGRETS QUE LAISSE APRÈS LUI SA VERTU
L'AMITIÉ SE CONSOLE EN PARLANT DE SA GLOIRE
L'EUROPE A VU PÉRIR ET PRESQUE AU MÊME TEMPS
EULER SI RENOMME CHEZ LES GERMAINS SAVANTS,
BEZOUT ET D'ALEMBERT, NON MOINS CHERS A LA FRANCE.
OH ! QUEL SIÈCLE FÉCOND EN VERTUS, EN TALENS,
POURRA DE CERTAINS NOMS REMPLIR LE VIDE IMMENSE! 
Qu'il repose en paix!

Biche (Route de la). - De r. du Luxembourg à r. du Greffier. - PLAINE DES ECOUETTES. IX.

Bien Aller (Route du). - De r. Ronde à r. des Platanes. - LA TRANCHÉE, VENTES AU DIABLE, SENTIERS D'AVON. II.
Bière.
- Ancien nom de la forêt de Fontainebleau, qui était celui de la contrée, du pagus. En dehors de la forêt et des villages situés sur ses reins la Bière s'étendait au nord jusqu'à Melun, à l'ouest jusqu'à la rivière de l'Ecole. Il est cependant à remarquer que seules les localités au sud-ouest et à l'ouest de la forêt portent le nom en Bière ; on ne le retrouve pas pour les villages de l'est et du nord : Bois le roi, Samois, Thomery, etc.
Août 1271. Donation par Philippe III à l'Hôtel-Dieu de Melun, de 60 charretées de bois à prendre dans la forêt de Bière.

BILLEBAUTS (Les). - Ancien canton figurant encore sur le plan de 1778. - VIII.
Chasser à la billebaude, c'est chasser au hasard, sans avoir rembuché la bête d'avance dans une enceinte.

Billebauts (Carrefour des). - 1° Inters. des r. des Billebauts, chem. de gr. comm. n° 115, du Marchais Artois. -QUEUE DE FAYS. VIII.

2° L'ancien carrefour des Billebauts est hors la forêt, Sur le prolongement des routes des Billebauts et de la Livrée.

Billebauts (Route des). - De la piste d'entraînement au ch. de gr. comm. n° 64. - VENTES A BAUGE,, QUEUE DE FAYS, CHÊNE AUX CHIENS, PLAINE DE LA GLANDÉE. VIII.

Bineur (Route du). - De la Seine au terroir de SERMAISE. - BOIS DE FONTAINE, BUISSON MAYARD. IX.

Biron (Route). - Du chem. de gr. comm. n° 148 à r. Ronde. - LA MALMONTAGNE, VENTES HÉRON, VENTES BOURBON. II et III.
Ouverte en 1701.
Biron, maréchal de France, né en 1561, arrêté à Fontainebleau, exécuté en 1602. Sur quelques cartes et plaques on lit : route Byron. Cette orthographe laisserait croire, à tort d'ailleurs, qu'il s'agit du grand poète anglais (1788-1824). L'administration forestière se propose de faire rectifier l'erreur.

Blaireau (Carrefour du). - Inters. des r. du Blaireau, de la Poche, de Trévise. - TRAPPE CHARETTE. V.

Blaireau (Route du). - De r. de la Queue de Vache à r. de Montpensier. - TRAPPE CHARETTE. V.

Bocage. -Lieu dit près la Souille aux Pourceaux. MONTOIR DE RECLOSES. III.

Bois des Abîmes de By. - Hors la forêt, sur le bord de la Seine. Roche Cousteau sur le plan de 1778.

BOIS DE BEL EBAT. - Canton nouveau ; il appartenait à la cure de Fontainebleau ; réuni à la forêt sous la Révolution, il a été borné le 6 décembre 1837, puis agrandi en 1868. - 1.

BOIS BLANC. - Ancien canton, dans la PLAINE DE BOIS LE ROI. - IX.
Bois Bluceau (Le).
- Lieu dit relevé sur un acte du 1er février 1627 : friches et bruyères, où il y a quelque bois de chêne, au finage de By, touchant aux fossés de la forêt.
Bois du Bréau. -
Paroisse de Samois ; ancien fief appartenant au prieuré des Basses Loges.
Bois de la Charbonnière.
Hors la forêt ; terroir de Barbizon.

BOIS CHIQUARD. - V. Buisson Chiquard.

BOIS COULANT. - Canton de 108 hectares 34 ares 92 cent. - VIII.
C'est là que devait s'exercer le droit d'usage qui appartenait aux 91 maisons usagères du Petit Clos et faubourg des Carmes, de la paroisse Saint-Ambroise de Melun (Ordonnance de Duvaucel, 1763).
Ce bois a été incendié en deux endroits les 8 et 9 avril 1714 (Mss. Menin).
Dans l'ancien art militaire , la herse des forteresses s'appelait porte coulant. Le Bois Coulant est situé pour ainsi dire à l'entrée de la forêt. Est-ce l'explication du nom ?
Le bois de Coulas, lieu de queste, pour courre du côté de la Table du Roi (de Salnove).

Bois Coulant (Route du). - Du terroir de Brolles au terroir de la Rochette. - Bois COULANT. VIII.

BOIS DE COURBUISSON. -Canton nouveau réuni à la forêt, partie par arrêt du Conseil sous Louis XV, partie sous Louis XVIII borné seulement le 2 août 1845.Commune de Samois. IX.
En 1598, Jean Le Faure cède à Louis de l'Hospital, seigneur de Vitry, en même temps que la charge de gouverneur de Fontainebleau, la ferme de Courbuisson.
Pendant son séjour à Fontainebleau, en 1725, le roi Louis XV chasse vingt-trois fois le lièvre avec les petits chiens à Courbuisson ; il en prend jusqu'à quatre par jour.

BOIS LA DAME. - Canton de 162 hectares 55 ares 70 centiares en 1809, agrandi sous Louis XIV et sous Louis XVIII. - IX.
Sur le plan Defer, on l'appelle Bois Madame.

Bois la Dame (Carrefour du). - Inters. des r. d'Achille, du Bois la Dame, du Hérisson. - Bois LA DAME. IX.

Bois la Dame (Route du). - Du terroir de Samois à la Seine. - Bois LA DAME. IX.
Bois de l'Epine.
- Appartenant à l'abbaye du Lys ; confisqué à la Révolution et réuni au domaine. 7 hectares 20 ares 40 centiares. Sur la commune de Chailly.
Bois d'Etrangleveau. -
Hors la forêt, près Dammarie-lès-Lys.
Incendié le 8 avril 1714. Les auteurs de l'incendie, Pierre Legrand, pâtre du hameau de Farcy, et Edme Yot dit Fourmy, pâtre de Dammarie-les-Lys, ont été condamnés par arrêt définitif de la Table de Marbre du 22 octobre 1714, au bannissement du ressort de la maîtrise de Fontainebleau, pendant trois ans (Mss Menin).

Bois de Fay. - Hors la forêt, entre les bois des Pommeraies et le canton du Chêne au Chien.

BOIS DE FONTAINE. - Canton nouveau, de 21 hectares 69 ares 15 centiares, borné le 5 mars 1844. - 1.

BOIS DE LA FONTAINE AUX BICHES. - Ce canton nouveau, qui appartenait aux Carmes des Basses Loges, fut réuni à la forêt lors de la Révolution, borné le 6 décembre 1837 et agrandi par des acquisitions sous Louis-Philippe. - I.

BOIS GAUTIER. - Canton nouveau de 76 hectares 44 ares 25 centiares. Ancienne possession de l'abbaye Saint-germain des Prés, borné le 8 octobre 1845. - 1.
M. Damour y a découvert, en 1872, les ruines d'une construction gallo-romaine. Elle se présentait sous la forme d'un petit monument carré: ses murs étaient recouverts de peintures à fresques de différentes teintes, rouge, jaune, vert, bleu, etc. On a retrouvé une branche chargée de feuilles ou de fruits, faite avec soin, des fragments de vases décorés du motif connu : un Amour assis se chauffant, puis des fragments de statuettes, la Vénus, la Fécondité.. M. Damour suppose que ce monument était un temple élevé en l'honneur de la nymphe de la fontaine voisine.
En 1259, le bois Gautier, nemus de bosco Galcheri, in Byeria, est la propriété de Jean de Villiers (Olim. I. 401). En 1266 et 1268, il est cédé à l'abbaye Saint-germain des Prés qui le conserve jusqu'à la Révolution. Le Bois Gautier et la Butte du Monceau sont lieux de queste lorsque l'assemblée est au puits de Moret.
Pour courre aux buissons de Champagne, il faut aussi placer un relai au Mont Gautier (de Salnove).
Bibl.
- Léon Damour. Un souvenir de l'époque gallo-romaine au Bois- Gautier (E. Bourges).

Bois Gautier à Saint-Aubin (Chemin du).
Du 2 octobre 1518. Vente d'une pièce de terre, tenant d'un bout au chemin conduisant du Boys Gautier à Saint-Aubin, d'autre bout au grand chemin tendant des Basses Loges à Moret (la route de Bourgogne).

Bois Gautier (Route du). - Du ch. de Saint-Aubin à l'allée Forestière. 
Bois GAUTIER. I.

BOIS DE LA HARDIE. - Canton de 54 hectares 63 ares 10 centiares. - III.
Pierre Fils est adjudicataire en 1721 d'une coupe dans ce canton.
Il porte sur quelques cartes le nom de Plaine de la Hardie. Le plan de 1809 donne un nom à la carte, un autre nom au tableau.

Bois Huré (Route du).. - Du bornage à r. nat. n° 5 bis. - Bois COULANT. VIII.
Le vrai nom est Bois Huro, appellation d'un canton supprimé.

BOIS DES LOGES. - Canton nouveau de 6 hectares 02 ares 60 centiares, borné en 1843. - 1.
Sur la commune d'Avon.

BOIS DE LA MADELEINE. - Canton de 53 hectares 69 ares 71 centiares. - IX.
Lieu de queste pour courre du côté de la Boissière (de Salnove).
Art.
- Baër (Th.). Exp. Basses-loges. Partie de forêt à la Madeleine.

Bois de la Madeleine (Carrefour du). - Inters. des r. du Gambard, de la Madeleine, Bezout, Rémard, de la Vallée de la Solle. - BOIS DE LA MADELEINE. IX.
Bois Ministre. -
1. Hors la forêt. Plan 1778, près Sorques.
2. Hors la forêt. Plans 1778,1809, contre les Ventes Chapelier.
Ce sont des bois ayant appartenu au ministre, c'est-à-dire au supérieur des Trinitaires de Fontainebleau ; dépendant de la donation de Saint Louis, ils n'ont pas été rachetés par le domaine.

Bois Notre-Dame (Route du). - Du bornage à r. nat. n° 5 bis. - Bois COULANT. -VIII.
Le bois Nostre Dame est lieu de queste : on y place deux hommes quand L'assemblée est à Chailly (de Salnove).
Il s'agit là du Bois Notre-dame, prés de Mémorant. La route ci-dessus y mène directement.

BOIS PRIEUR. - Nouveau canton, commune de Veneux - Nadon, de 12 hectares 33 ares 45 centiares. - II.
II appartenait autrefois au prieuré de Pont-loup, près Moret (d'où son nom), puis au séminaire de Sens ; réuni au domaine en vertu du senatus - consulter du 30 janvier 1810, par application des lois révolutionnaires.

Bois Prieur (Route du). - De, r. de Biron au carr. de la Porte- Nadon. - LA PLAINE DU ROSOIR, LE ROCHER BESNARD, LA PLAINE, RAYONNEE,. II.
Arrêt du 2 novembre 1731 pour l'ouverture de la route.
Art.
- Sisley. Route du Bois Prieur à l'automne.

Bois de la Roche l'Etang. - Hors la forêt, près d'Arbonne.

BOIS LE ROI. - Commune du canton de Fontainebleau, comprenant plusieurs hameaux : Brolles, La Cave, La Ruelle, Sermaise, et autrefois les Hautes Loges.
On y comptait 232 feux en 1564 ; 110 en 1771 ; 1 029 habitants en 1876 ; 1 213 en 1897 ; 1 314 en 1902.En outre de la seigneurie qui appartenait au roi, il s' y trouvait deux fiefs, le fief de Vezeu et le fief du Grand Hostel. Le possesseur du fief des Bergeries, sur la paroisse de Chartrettes, y possédait aussi des censives. En 1301, les hommes de Bois le roi, unis à ceux de Fontainebleau et de Samois, veulent empêcher les religieux de la Sainte-trinité d'envoyer paître leurs porcs dans la forêt ; ils perdent leur procès (Olim).
Le 21 juin 1651, le représentant des héritiers de feu Me Nicolas Lejay, premier président au Parlement de Paris, baille, à nouveau cens et à rente, à quelques habitants de Bois le roi, 877 arpents de terre en friche, bruyères et genets, en une seule pièce. Ce contrat mettait fin à des procès incessants dirigés congre des gens de Bois le roi et de Samois qui envoyaient sur ces terres leurs bestiaux. Les tenants et aboutissants sont ainsi libellés : d'une part les bois de la Boissière et fossé Boulard, du côté de Sermaise, d'autre part le grand chemin de Paris à Moret-, d'un bout le chemin des Trois-croix, d'autre bout les friches du côté de Samois et Rocher de Samois. Ce fief avait été vendu à Nicolas Le Jay par les Trinitaires de Fontainebleau, qui le tenaient du roi saint Louis : il leur revint en 1702, après avoir passé par les mains de Charles Le Jay et de Frangois de Mesgrigny ; des noms de ses propriétaires successifs, on l'appelait Le Jay-Les Ministres.
En 1763 messire Duvaucel, réformateur de la-forêt reconnaît le droit d'usage à 232 maisons de Bois le roi, Brolles et hameaux en dépendant.
L'église, qui date de la fin du XIIe siècle a subi de grandes réparations Le 6 avril 1614, L'assemblée des habitants décide, sur la proposition des marguilliers, de vendre d'avance la coupe du bois taillis, sis au bois de Coullant, appartenant à la fabrique, pour faire face aux frais de la reconstruction du comble de la tour de l'église qui menace ruine. De même, en 1730, un arrêt du Conseil permet la vente de 229 arbres pour payer des réparations à l'église et acheter du linge de sacristie ; arrêt semblable en 1764.
Un temple Protestant avait été construit à Bois le roi en 1698, surtout à l'usage des gens de la Cour ou suivant la Cour, qui pratiquaient la religion réformée. Il fut détruit le 11 août 1682, en vertu d'un arrêt du Conseil du 4 juillet, et le curé de la paroisse, Claude Martin, qui consigne cet événement sur ses registres, a soin de dire qu'il est monté sur l'un des pignons du temple pour donner le premier coup de pioche. Beaucoup d'artistes de Fontainebleau, peintres, sculpteurs, émailleurs sur terre, étaient protestants.
La cure de Bois le roi, qui valait 700 livres de revenu, était à la nomination du chapitre de Sens. Voici les noms de quelques cures : Pierre Piloust assiste, en 1560, à la rédaction de la coutume de Melun ; Jehan Merlin exerce son ministère en 1612, 1614 ; Liger Mignon, en 1615, 1624 ; Guy du Martroy, en 1627, non résidant ; Jean Chevallier, en 1633,1640 ; François Deschamps, bachelier en droit canon, chapelain de la chapelle Saint-Jean, appelé Le Flamand, fondée en l'église de Saint jean en grève, en 1648,1655 ; Denis Lhoste, docteur en théologie, en 1660, Jacques Texier en 1670-1675 ; Claude Martin, cité plus haut, de 1675 à 1696, etc.
La chapelle Sainte Catherine de Bois le roi, fondée en la basse Sainte-Chapelle du Palais à Paris, devant le grand autel, était entretenue au moyen de revenus tirés de la paroisse. D'après M. l'abbé Delaforge, elle avait été instituée d'abord dans le manoir seigneurial du Grand Hôtel et il existait encore, en 1648, dans la cour, une cave au-dessus de laquelle s'élevait la chapelle.
Nombreux étaient les chemins qui unissaient les hameaux entre eux ou les faisaient communiquer aux villages voisins ; voici quelques noms relevés dans les actes :
Deux rues de Sermaise à Bois le roi ; voirie allant de Sermaise à l'église ; deux chemins de Brolles allant à l'église sentier Collas ; sentier Barbeau ; sentier du Bois Saint-Pierre ; rue du Courtil au Loup ; rue allant à l'église du lieu dit Les Marchais (Hautes-loges) ; le sentier de la Haie Verdon ; la rue de Gringoche ou les Couldreaux, la GRAND RUE, la PETITE RUE ; deux chemins allant à Samois, la voierie de l'Ouche, le sentier du Milieu, et enfin le Grand Chemin du Roi allant à Melun, appelé ailleurs le Grand Chemin de Paris.
Art.
- Bourgoin (Désiré). Exp. F. 1891, Dans les petits rochers près Bois-le-Roi. - Coster (W.). S. 1883, Les pommiers des Marchais. - Devauchelle (J.). S. 1864, Vue prise à la porte aux Vaches. - Devé (Aug.). S. 1867, 1869, Bords de la Seine ; Fenaison ; La Seine, le soir. - Jackson (Ferd.). S. 1885, La Seine à Bois-le-Roi . Mangin (Marcel). S. 1875, Vue prise à Bois-le-Roi.
Perret (Aimé). Exp. F. 1887, La neige à Bois-le-Roi.
Bibl.
- Almanach de Seine-et-Marne, 1869, art. de G. Leroy - C. Parisot, instituteur: Notice historique et géographique sur Bois-le-Roi.

BOIS ROND. Canton de 41 hectares 29 ares 68 centiares. - V.
ancien lieu dit dont la plus grande par